Le vendredi 2 octobre 2026, à Montpellier, la préfète de l’Hérault avait fait fermer plusieurs lycées après les incendies de la veille ; des lycéens et des étudiants se sont rassemblés devant le lycée Clemenceau. Selon Hérault Tribune, plusieurs centaines de jeunes ont fait face pendant des heures à une vingtaine de policiers, des « heurts particulièrement musclés » ont éclaté, les forces de l’ordre ont « essuyé des jets de pierres » et utilisé du gaz lacrymogène. Le Poing ajoute que des jeunes habillés de noir ont tiré au mortier et lancé des projectiles avant les gaz.
Midi Libre (direct du 02/10 et article du 03/10) distingue deux groupes sur l’avenue Clemenceau : l’un, devant le lycée, calme et revendicatif ; l’autre, plus haut, qui tire des feux d’artifice, des pétards, lance des œufs et allume un feu ; les forces de l’ordre ont chargé un peu après 11 h et interpellé plusieurs jeunes aux abords du parc Clemenceau. Le bilan de la préfecture, repris par Actu.fr et InfOccitanie, fait état de 28 interpellations dans l’Hérault dont 13 à Montpellier, de manifestants « cagoulés » et « armés de projectiles et d’engins explosifs », d’un « usage proportionné de la force » par les forces de l’ordre et d’un policier blessé à la main à Montpellier. La préfecture cite parmi les motifs d’interpellation des jets de projectiles et des violences sur les forces de sécurité, sans préciser la cause ni l’endroit de cette blessure : elle n’est donc pas rattachée à cette fiche.
Le même jour à Montpellier, un journaliste dit avoir été percuté par un policier à moto : voir la fiche dédiée, dont les sources ne relient pas la scène au rassemblement de Clemenceau.
