Le vendredi 2 octobre 2026, à Montpellier, la préfète de l’Hérault a ordonné la fermeture de plusieurs établissements ; lycéens et étudiants de Paul-Valéry se retrouvent devant le lycée Clemenceau. La matinée tourne au face-à-face : des jeunes habillés de noir tirent des mortiers et lancent des projectiles, la police riposte au gaz lacrymogène (Le Poing, voir l’affaire liée).
Dans un communiqué sur les journées des 1er et 2 octobre, que relaie Le Poing, l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM) rapporte, selon Le Poing qui y voit « le fait le plus grave relevé par l’OLM », qu’une lycéenne mineure, qui se tenait immobile devant l’établissement avec d’autres manifestants, a été grièvement blessée à l’œil lors d’une charge de la CDI sans sommation, avec deux fractures au visage. Le Poing ne rapporte ni témoignage de la lycéenne ou de ses proches, ni constat médical, ni réaction de la préfecture ou du parquet. La même source indique que, sur de nombreux sites, des policiers et des gendarmes en uniforme comme en civil ne portaient pas leur RIO de manière visible : ce constat général de l’observatoire ne se rattache pas à une scène précise et n’est pas retenu ici.
Midi Libre écrit le 5 octobre qu’une jeune manifestante de 17 ans a été sérieusement blessée à un œil par le coup de matraque d’un policier de la compagnie départementale d’intervention, devant le lycée Clemenceau : « plusieurs témoins » indiquent qu’elle occupait une position statique, en marge d’une charge ayant conduit à une interpellation, et le journal rapporte une « double fracture au niveau de la paroi orbitale » (article lu en partie, accès réservé aux abonnés ; son titre parle d’une lycéenne, son texte d’une étudiante).
Hérault Tribune recueille son récit le 6 octobre : elle participait au blocage « pour soutenir les lycéens » ; des personnes qui, dit-elle, ne venaient pas du lycée lançaient des projectiles, les CRS ont plusieurs fois menacé de charger et une ligne de manifestants s’est formée pour protéger les lycéens ; quand un pétard est lancé, les policiers « se sont jetés sur nous » ; elle reçoit des coups de bouclier dans les côtes puis voit l’un des deux CRS « lever sa matraque et [la] frapper au visage ». Elle déclare : « J’ai deux fractures sous l’œil et j’ai peur que ma vue ne se restaure pas ». Elle a été prise en charge aux urgences et dit que les médecins se montrent optimistes sur l’évolution de sa vision ; le média écrit que les circonstances exactes restent à établir.
Suites
Elle dit vouloir déposer plainte, avoir pris contact avec un avocat et réunir des témoignages (Hérault Tribune, 6 octobre). Aucune plainte déposée, enquête ni saisine de l’IGPN n’est rapportée dans les sources lues au 19 octobre, et aucune autorité ne s’est exprimée sur ce cas.