Méthode
Ce qui est recensé
Le site couvre la révolte lycéenne partie en septembre 2026 (blocus, manifestations, rassemblements, interpellations, gardes à vue) et les événements qui en découlent. Il recense deux familles de violences, dès qu'elles sont documentées par au moins une source vérifiable :
- celles commises par des agents de la police nationale, de la gendarmerie ou des polices municipales dans l'exercice de leurs fonctions ;
- celles commises par des manifestants, envers des agents, des passants ou des biens.
Les violences envers les personnes et celles envers les biens sont toujours comptées à part, en deux ensembles distincts.
Les deux familles suivent exactement les mêmes règles de preuve. Le tableau « Le rapport » compte les affaires publiées ici ; il ne prétend pas mesurer toutes les violences commises en France. Une affaire compte une fois, avec le nombre de personnes touchées quand les sources le donnent.
Affaires vérifiées et signalements non confirmés
Une affaire est vérifiée quand sa date, son lieu et son lien avec le mouvement sont établis, et qu'au moins deux sources indépendantes la rapportent (deux médias ayant fait leur propre travail, ou un média et une autorité). Les autres sont publiées comme signalements non confirmés, avec la liste de ce qui manque : elles sont comptées à part, en hachuré, et ne se mélangent jamais aux faits établis.
Gravité
La gravité d'une blessure suit toute information disponible sur l'état de la personne : la victime elle-même, ses proches ou son avocat ; pour un policier ou un gendarme, l'agent lui-même ou son service, sa hiérarchie ou son syndicat ; une autorité (parquet, préfecture, mairie) ou un constat médical ; un média, un témoin direct ou une vidéo qui montre la blessure. Les mêmes règles valent pour toutes les victimes, manifestants comme forces de l'ordre. Quand les sources divergent, la fiche retient l'information la plus précise et écrit l'autre version ; une rumeur ou un compte qui affirme sans avoir vu ne suffit pas. La source est toujours indiquée dans la fiche, et la gravité ne change pas le degré de preuve du fait lui-même (établi, allégué ou contesté). Le geste décrit compte aussi : un coup, une gifle, un coup de matraque, un plaquage ou un gazage reçu valent au moins « blessure légère », un fait seulement verbal « sans blessure physique ». La gravité reste « inconnue » seulement quand on ne sait rien de l'effet du geste (un projectile ou un tir qui a pu manquer sa cible, une source illisible).
Gravité des dégâts
Les violences envers les biens suivent leur propre échelle, la même quels que soient les auteurs, avec un seul niveau par fait : destruction (bâtiment ou véhicule détruit, ou rendu inutilisable) ; dégâts importants (bâtiment, véhicule ou matériel endommagé) ; dégâts mineurs (poubelle, végétation, mobilier urbain, objet personnel abîmé) ; tentative sans dégât ; inconnue.
Atteinte à la vie
« Atteinte à la vie » est un niveau de gravité, placé entre la mutilation et la blessure grave : une tentative d'homicide ou de meurtre dénoncée par la victime, par ses proches ou son avocat, ou retenue par un parquet. Chaque fait n'a qu'un seul niveau, le plus grave qui s'applique : une tentative de noyade sans blessure n'est pas rangée en « gravité inconnue », et une blessure grave doublée d'une plainte pour tentative d'homicide n'est comptée qu'une fois. La règle est la même pour les forces de l'ordre et pour les manifestants.
Policiers en civil parmi les manifestants
Le site recense à part les cas de policiers en civil mêlés aux manifestants, et surtout ceux où ils commettent ou provoquent des dégradations ou des violences. La présence d'agents en civil est légale ; un tel geste ne l'est pas, et il fausse le récit de ce qui se passe dans la rue. Un cas n'est « établi » que si une autorité confirme qu'il s'agit d'un policier et que le geste est décrit par une source ; sinon il est « allégué », ou « contesté » s'il est démenti.
Manquements aux règles
Le site signale aussi, à part des violences, les manquements des forces de l'ordre aux règles qui les encadrent : absence du numéro d'identification individuel (RIO), obligatoire selon l'article R434-15 du code de la sécurité intérieure ; interdiction faite à des témoins de filmer, alors que filmer les forces de l'ordre dans l'espace public est autorisé ; visage dissimulé, signalé même quand une unité y est autorisée, parce qu'il empêche d'identifier l'auteur d'un geste ; caméra-piéton non déclenchée. Ils suivent les mêmes degrés de preuve que les violences.
Ce qui fonde chaque fiche
- Au moins une source vérifiable : vidéo, article de presse, document officiel, décision de justice ou témoignage recoupé.
- Les faits sont rapportés tels que les sources les établissent. Ce qui n'est pas établi est présenté comme tel (« selon le témoignage de… »).
- La suite judiciaire est indiquée et mise à jour quand elle est connue. Toute personne mise en cause est présumée innocente tant qu'elle n'a pas été définitivement condamnée.
Ce qui n'est jamais publié
- Le nom d'une victime sans son accord, ou celui de sa famille si elle est décédée.
- Aucune photo où un mineur est reconnaissable, quel que soit son rôle : les visages sont floutés avant publication. Les lycéens sont désignés par leur âge et leur lycée, jamais par leur nom.
- Le nom, le visage, l'adresse ou tout élément permettant d'identifier un agent ou un manifestant mis en cause, sauf s'il a été rendu public par une décision de justice ou par l'institution elle-même.
- Les données de localisation contenues dans les photos : elles sont effacées avant publication.
Corrections et droit de réponse
Une erreur, un élément nouveau, une demande de rectification, de retrait ou de réponse : @TraitreBourgeo1 (messages privés sur X). Chaque fiche porte la date de sa dernière mise à jour.