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À Brest, pavés et mortiers lancés trois heures durant sur les policiers qui protègent le commissariat, le 17 octobre

Le 17 octobre à Brest, des individus lancent trois heures durant des pavés et des mortiers sur les policiers qui protègent le commissariat central ; commerces voisins et véhicules de police touchés.

Date
17 octobre 2026
Lieu
Brest (29)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Inconnue

Les violences (3)

  1. Manifestants → personnesÉtabliBlessure légère

    Selon ICI, après les premières grenades lacrymogènes tirées par la police à 15 h 43, les policiers qui protègent le commissariat central, rue Colbert, essuient trois heures durant « un déluge de tirs de mortiers d'artifice et de pavés, retirés du sol par des émeutiers au pied du Monument aux morts », pris « en tenaille à trois endroits distincts » ; la préfecture du Finistère compte environ 500 personnes aux abords du commissariat. France 3 Bretagne légende une photo de son photographe : « En fin de manifestation à Brest ce 17 octobre, des pavés sont jetés sur les forces de l'ordre qui protègent le commissariat de police ». Gravité : ICI écrit que les affrontements « ont fait une trentaine de blessés parmi les forces de police au commissariat Colbert » (chiffre global donné dans le récit, sans détail des blessures) ; deux policiers aux pieds cassés « à cause des jets de pavés à Brest » (ICI, bilan de la préfecture), sans lieu ni heure précis, ne sont pas rattachés à cette scène. Aucune source ne dit qui a lancé les pavés et tiré les mortiers.

    Jets de projectiles, Mortier d'artifice · 30 victimes : Policiers du commissariat central

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

  2. Manifestants → biensÉtabliDégâts importants

    Selon ICI, « de nombreux véhicules de police, touchés par la pluie de projectiles, sont endommagés ».

    Véhicule, Matériel des forces de l'ordre · De nombreux véhicules de police endommagés

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

  3. Manifestants → biensÉtabliDégâts importants

    Selon ICI, des commerces (un magasin de chaussures notamment) et diverses entreprises (office notarial, cabinet dentaire) voisins du commissariat sont « victimes collatérales » des jets de pavés, de mortiers d'artifice et de mobilier urbain : ils sont « très sévèrement touchés, avec de nombreuses vitres explosées ».

    Vitrines / commerces · Vitrines et vitres de commerces et d'entreprises autour du commissariat (magasin de chaussures, office notarial, cabinet dentaire)

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Brest, pavés et mortiers lancés trois heures durant sur les policiers qui protègent le commissariat, le 17 octobre

Le samedi 17 octobre 2026, ICI écrit que les organisateurs de la mobilisation appelaient à « la convergence des colères, contre la vie chère, le prix du gazole, les locaux insalubres de l’Éducation nationale ou les plans d’austérité du gouvernement », avec à Brest des lycéens, des étudiants, des syndicats, des partis et des gilets jaunes ; « des lycéens, désormais en vacances scolaires, sont revenus manifester ». L’Union syndicale des lycéens avait appelé, comme plusieurs organisations, à rejoindre ce jour-là la « grande manifestation » des « gilets jaunes » (dépêche AFP du 14 octobre, reprise par Sud Radio). La préfecture compte 10 000 personnes vers 14 h 20 (ICI) ; le préfet dit que la manifestation de Brest n’avait pas été déclarée.

Selon ICI, la manifestation « vire aux affrontements » en remontant la rue de Siam, au croisement de la rue Colbert ; à 15 h 43, la police tire les premières grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Ensuite, trois heures durant, de part et d’autre de la rue Colbert et surtout rue Frédéric Le Guyader, les policiers qui protègent le commissariat central essuient des tirs de mortiers et des pavés arrachés au sol au pied du Monument aux morts ; ils ripostent par des gaz lacrymogènes « ne permettant que de contenir les assaillants ». Vers 17 h, des pavés atteignent un cabinet dentaire voisin et brisent sa devanture (ICI). La préfecture dit avoir sollicité des renforts extérieurs ; France 3 Bretagne parle de 1 500 casseurs selon la préfecture, pour 10 000 à 15 000 manifestants.

Le lendemain, la préfecture du Finistère dresse un premier bilan : selon ICI, deux policiers ont eu les pieds cassés « à cause des jets de pavés à Brest » (l’article ne dit ni où ni quand : aucune source lue ne rattache ces blessures à la scène du commissariat, elles ne sont donc pas comptées dans cette affaire) ; le préfet dit à France 3 Bretagne : « On dénombre 31 blessés chez les gendarmes mobiles » (pour le Finistère, sans détail par fait) ; en présentant l’entretien du maire, ICI écrit que les affrontements « ont fait une trentaine de blessés parmi les forces de police au commissariat Colbert » (propos d’ICI, chiffre global non détaillé, retenu pour la gravité du premier fait) ; selon le préfet, rapporté par ICI : « C’étaient des casseurs qui étaient en tête des cortèges et qui voulaient blesser gravement les policiers. Des véhicules de police ont été détruits. » (affirmations d’une autorité sur une intention et sur des véhicules « détruits », sans lieu ni détail, que les sources lues ne vérifient pas) ; huit personnes sont interpellées dans le département, dont sept à Brest, sur « 1 500 émeutiers » selon la préfecture. Selon ICI, le préfet dit que les services de l’État réunissent photos et vidéos pour que les responsables soient présentés à la justice, et il attribue à la coordination entre policiers et gendarmes d’avoir permis « d’éviter que la mairie ou le commissariat de police soient flambés ». Le maire de Brest dit à ICI que les casseurs, au nombre d’environ 1 500 et d’une organisation « quasi militaire », ont ciblé la sous-préfecture, le tribunal et l’hôtel de ville et que la mairie a frôlé l’assaut de peu (affirmations du maire, que les sources lues ne vérifient pas).

Les sources lues rapportent aussi l’autre point de vue : certains manifestants rencontrés par ICI disent que les violences sont survenues après des tirs sans sommation de la police, et le groupe écologiste de Brest métropole, qui condamne les violences des manifestants, dénonce dans un communiqué des « moyens disproportionnés » des forces de l’ordre ; France 3 Bretagne rapporte deux blessés du côté des manifestants. Les auteurs des jets de pavés ne sont pas identifiés dans les sources lues.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.