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Saint-Denis : deux policiers blessés mettent en cause des enseignants du lycée Paul-Éluard ; enquête du parquet

Le 15 octobre, deux policiers sont blessés selon la préfecture de police (coup de poing au visage, coup de pied à la tête) ; ils mettent en cause des enseignants. Le parquet de Bobigny enquête.

Date
15 octobre 2026
Lieu
Lycée Paul-Éluard, Saint-Denis (93)
Contexte
Interpellation
Suite judiciaire
Enquête en cours

La violence

  1. Manifestants → personnesAlléguéBlessure légère

    Selon la préfecture de police, deux policiers sont blessés lors des événements du lycée, l'un après un coup de poing au visage, l'autre après un coup de pied à la tête ; ils déposent plainte. Selon le parquet de Bobigny, « les policiers dénoncent la commission de violences à leur égard de la part des enseignants présents » et, à la sortie du bureau où se trouvait l'élève qu'ils voulaient interpeller, ils ont été « pris à partie et bousculés par une cinquantaine d'enseignants et personnels qui les ont empêchés de quitter le lycée avec le mineur interpellé ». Ni la préfecture ni le parquet ne disent qui a porté le coup de poing et le coup de pied, ni si c'était devant le lycée le matin ou à l'intérieur. La gravité vient de la préfecture de police, dont dépendent les policiers : blessures décrites, sans incapacité de travail rapportée ; selon le parquet, les policiers « seront prochainement examinés par un médecin ». Les personnels du lycée donnent la version inverse : ce sont eux qui ont reçu des coups (voir l'affaire liée).

    Coups · 2 victimes : Deux policiers

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Le jeudi 15 octobre 2026, le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, « l’un des épicentres du mouvement lycéen » (franceinfo), est de nouveau bloqué. Selon la préfecture de police, « près de 300 élèves étaient rassemblés » à proximité du lycée dans la matinée et « plusieurs infractions ont été commises à l’encontre des policiers » : outrages, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, possession d’engin incendiaire (actu.fr). La préfecture ne détaille pas ces infractions du matin, ne dit pas qui les a commises ni si elles sont liées aux deux blessures décrites plus bas. Le procureur de Bobigny dit à l’AFP que « des policiers du commissariat de Saint-Denis ont fait l’objet d’outrages et de violences devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis dans le cadre d’un blocus de l’établissement » ; « trois suspects » sont arrêtés et un quatrième, mineur, a « pris la fuite à l’intérieur de l’établissement » (actu.fr).

Selon la préfecture de police, des effectifs de la brigade anticriminalité entrent ensuite dans le lycée « avec l’accord du chef d’établissement » pour « interpeller l’auteur d’un outrage s’étant réfugié dans l’enceinte de l’école » (franceinfo). Selon le parquet, des policiers entrent avec l’autorisation du chef d’établissement et de leur hiérarchie afin de « procéder à l’interpellation » de ce quatrième individu, mineur, dans « un bureau administratif » ; « à la sortie du bureau, les policiers ont été pris à partie et bousculés par une cinquantaine d’enseignants et personnels qui les ont empêchés de quitter le lycée avec le mineur interpellé » ; les policiers décident alors de libérer le lycéen afin de « pouvoir sortir en sécurité » (actu.fr). La préfecture dit qu’ils ont été « empêchés par des professeurs » et ont préféré « se retirer afin de rétablir le calme » (franceinfo).

La préfecture de police dit à Actu et à RTL que deux policiers sont blessés, l’un après un coup de poing au visage, l’autre après un coup de pied à la tête, et qu’ils ont déposé plainte (actu.fr, RTL) ; elle compte quatre interpellations au total, le parquet trois (franceinfo). Le communiqué du parquet de Bobigny du jeudi soir écrit : « Lors de cet évènement, les policiers dénoncent la commission de violences à leur égard de la part des enseignants présents et ont déposé plainte. Ils seront prochainement examinés par un médecin » (franceinfo). Aucune source lue ne dit qui a porté le coup de poing et le coup de pied, ni si c’était devant le lycée ou à l’intérieur ; Actu17 rapproche les deux informations (« Deux policiers ont été blessés, frappés pour l’un d’un coup de poing au visage, pour l’autre d’un coup de pied à la tête ») sans autre précision.

Les personnels de l’établissement donnent une tout autre version (Actu17). La CGT Educ’action 93 décrit une scène « extrêmement brutale » et affirme « qu’un collègue a été étranglé et que plusieurs ont reçu des coups » (franceinfo) ; un communiqué de personnels écrit que leur opposition à l’arrestation a suscité « des réactions violentes de la part de la police, y compris des coups contre des collègues » (actu.fr). Off Investigation, qui a visionné des vidéos, écrit que « les policiers s’en prennent à plusieurs professeurs, les poussant et leur assénant des coups ». Le reportage du JT de France 2 dit que « des bousculades ont lieu dans l’escalier. Professeurs et policiers en viennent aux mains ». Aucune source lue ne dit qu’une vidéo montre le coup de poing ou le coup de pied reçus par les policiers.

Suites

Le parquet de Bobigny ouvre une enquête de flagrance pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » ; trois personnes sont interpellées lors de l’intervention (franceinfo). Aucune source lue ne mentionne d’incapacité de travail, de constat médical, de mise en examen ni de décision judiciaire au 2026-10-19 ; les personnes interpellées sont présumées innocentes. Le lycée est fermé jeudi après-midi et le reste vendredi, les cours se tenant à distance (rectorat, franceinfo).

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.