Le jeudi 8 octobre 2026, lors d’un blocage devant le lycée Victor-Hugo, dans le 3e arrondissement de Marseille, un proviseur adjoint est violemment agressé, annonce la préfecture de police déléguée, citée par actu Marseille. Selon les services de la préfète de police déléguée, la situation a dégénéré devant l’établissement et il a été « jeté à terre et roué de coups par un ou plusieurs assaillants alors qu’il tentait d’éteindre un feu de poubelle ». L’homme, dont l’état de santé n’était pas précisé à cette date, a déposé plainte.
Selon les mêmes autorités, les mouvements lycéens non déclarés de la journée aux abords de certains établissements des Bouches-du-Rhône ont rassemblé 2 500 participants, avec 29 interpellations et trois policiers blessés ; ces chiffres ne sont pas rattachés à cette scène. Actu Marseille rappelle qu’un enseignant avait été frappé et aspergé d’essence à La Ciotat quelques jours plus tôt (affaire distincte).
Suites
Le 9 octobre, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône indique que le proviseur adjoint a porté plainte après avoir été « jeté à terre et roué de coups » (franceinfo, France 3). Selon plusieurs sources proches du dossier citées par franceinfo, il a été frappé par plusieurs personnes présentes devant le lycée, en marge de la mobilisation, alors qu’il tentait de récupérer un extincteur dans les mains d’un individu pour éteindre un feu de poubelle ; selon une autre source proche du dossier, il a reçu des coups de pied et des coups de poing et, « après un premier examen médical », une incapacité totale de travail de neuf jours (franceinfo ; France 3 le répète). Ces sources ne sont pas nommées et aucune autorité n’a confirmé ce chiffre : la fiche le retient pour fixer la gravité (« Blessure grave », ITT de plus de 8 jours), en le rapportant à ses sources.
France 3 Provence-Alpes (ICI Provence-Alpes TV, 9 octobre) cite un témoin, qui garde l’anonymat et décrit la scène : la police était partie depuis une heure et « les jeunes les plus violents sont apparus » ; le proviseur adjoint, voulant prendre l’extincteur à un jeune qui s’approchait du lycée, tombe avec lui ; « deux adultes interviennent, qui, au lieu de séparer et calmer l’adjoint, lui ont mis un gros coup de poing », l’un d’eux étant beaucoup plus lourd que lui ; « tout cela s’est passé très vite ». France 3 écrit que le témoin dit qu’il s’agit de deux adultes non étudiants, information que sa rédaction dit avoir confirmée auprès d’une seconde source. La préfecture, elle, parle d’« un ou plusieurs assaillants » et ne précise pas qui ils sont. L’enquête doit encore déterminer les circonstances précises de l’agression, notamment le nombre de personnes mises en cause (franceinfo) ; aucune interpellation n’est rapportée dans les sources lues. Les cours ont eu lieu à distance le 9 octobre au lycée (France 3).