Le mardi 6 octobre 2026 au matin, à Saint-Cyr-l’École (Yvelines), près de Versailles, des jeunes sont rassemblés sur une place proche d’un supermarché, entre le lycée Mansart et le lycée professionnel Jean-Perrin, en marge de la mobilisation lycéenne. Un nourrisson d’un an se trouve dans sa poussette avec ses parents lorsqu’un mortier d’artifice est tiré au ras du sol et file dans leur direction (Actu17). Selon une source policière citée par RTL, le père de famille a tenté d’intervenir pour éviter un accident et lancé : « Vous êtes fous, il y a un bébé de un an ! ».
Le bruit de l’explosion provoque des acouphènes chez l’enfant, qui est conduit à l’hôpital ; ses jours ne sont pas en danger, selon une source proche de l’affaire citée par Actu17, qui confirme une information de RMC (RTL de même). Les coordonnées de la fiche sont celles du lycée Mansart, voisin de la place.
Après le tir, selon Actu17, une dizaine de jeunes cagoulés se dispersent ; les policiers, aidés par la description donnée par le père et par des images filmées par un jeune témoin, retrouvent une lycéenne qui correspond à cette description. Elle est placée en garde à vue ; le parquet de Versailles ouvre une enquête (Actu17, RTL). Des policiers municipaux et l’adjoint à la sécurité étaient déployés dans le quartier, et les cartables y sont fouillés chaque jour, dit la maire à Actu17, qui ajoute que de nombreux mortiers y sont saisis.
Au 2026-10-07, aucune mise en examen, aucun défèrement ni aucune décision judiciaire n’étaient rapportés (état au 9 octobre : voir plus bas). Presse lue le 7 octobre : Actu17 et RTL ; Le Parisien et RMC n’ont pas pu être lus (le premier est cité par Actu17, le second par RTL).
Le 9 octobre, Actu.fr (78actu) rapporte que la lycéenne, une mineure de 15 ans selon ce média (Actu17 écrivait 16 ans le 7 octobre), est poursuivie pour « détention illégale en réunion d’engin ou produit explosif, participation avec arme à un attroupement avec visage dissimulé, blessures involontaires et mise en danger d’autrui » ; elle doit se présenter en juillet 2027 en « audience de culpabilité » devant le tribunal pour enfants, étape qui, précise le média, ne signifie pas que les faits sont reconnus : le juge des enfants y examine le dossier pour décider si la mineure est coupable ou non. En attendant, le parquet a pris des réquisitions de placement sous contrôle judiciaire et de mesure éducative judiciaire provisoire ; la décision du juge n’est pas rapportée dans l’article lu. Selon Actu.fr, les parents entendus par les policiers disent s’être sentis directement visés par les tirs ; le média parle d’une petite fille « d’à peine 10 mois », là où Actu17 et RTL écrivent un an ; les poursuites visent des « blessures involontaires » et ne reprennent pas la qualification de la garde à vue (« violence avec usage ou menace d’une arme »), ce qui ne modifie pas la gravité retenue ici : les poursuites pour « blessures involontaires » confirment qu’une blessure est reprochée, des acouphènes selon Actu.fr, sans incapacité de travail précisée.