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Forces de l'ordre → personnes

À Noisy-le-Grand, un lycéen gazé lors de son interpellation, traîné dans un escalier puis hospitalisé après des convulsions

Le 6 octobre, devant le lycée Flora-Tristan, un jeune interpellé après des tirs de mortiers est gazé, traîné au bas d'un escalier, puis convulse. Le parquet dit son état non inquiétant.

Date
6 octobre 2026
Lieu
Lycée Flora-Tristan (abords), Noisy-le-Grand (93)
Contexte
Interpellation
Suite judiciaire
Aucune plainte connue

Les violences (2)

  1. Forces de l'ordre → personnesÉtabliBlessure légère

    Des policiers font usage de gaz lacrymogène lors de l'interpellation du jeune, qui est ensuite pris de convulsions. Selon la préfecture de police, il « a été fortement incommodé et tout de suite transporté en milieu hospitalier par les sapeurs-pompiers » ; selon une source policière citée par RTL, il « aurait mal réagi au produit et a commencé à convulser ». Les deux versions divergent sur le moment du gazage : selon plusieurs lycéens cités par RTL, il s'était « rendu » quand les policiers l'ont « gazé dans la bouche et les yeux » ; selon la source policière, le gaz répondait à des tirs de mortiers dirigés vers les policiers. La gravité vient de la préfecture de police ; le parquet de Bobigny indique que « son état n'inspire pas d'inquiétude ».

    Gaz / matraquage · Jeune homme interpellé (lycéen selon les sources)

  2. Forces de l'ordre → personnesÉtabliBlessure légère

    Sur des vidéos décrites par RTL et Midi Libre, le jeune, au sol en haut d'une volée de marches, est pris sous les épaules par deux policiers et traîné jusqu'au bas de l'escalier, puis adossé à un arbre sur le trottoir, le corps rigide. Le député Thomas Portes (LFI) écrit qu'il a été « plaqué au sol ». Aucune source ne rattache de blessure précise à ce seul geste ; la gravité (blessure légère) est celle de l'état du jeune à l'issue de la scène : pris de convulsions, il est transporté à l'hôpital, et le parquet de Bobigny indique que « son état n'inspire pas d'inquiétude ».

    Autre · Jeune homme interpellé (lycéen selon les sources)

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Noisy-le-Grand, un lycéen gazé lors de son interpellation, traîné dans un escalier puis hospitalisé après des convulsions

Le mardi 6 octobre 2026, au milieu de la matinée, en marge de l’acte III de la mobilisation lycéenne, un jeune homme est interpellé aux abords du lycée Flora-Tristan, à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), puis transporté à l’hôpital après avoir été pris de convulsions (RTL, Actu17, Midi Libre). Les coordonnées de la fiche sont celles du lycée.

Selon la préfecture de police, citée par RTL et par franceinfo (repris par Midi Libre), il a été « interpellé suite à des tirs de mortiers ». Une source policière, présentée par RTL comme syndicale, précise que ces tirs auraient visé les forces de l’ordre, qui auraient répliqué au gaz lacrymogène, et que « les collègues lui ont prodigué les premiers soins » avant l’arrivée des secours. Plusieurs lycéens affirment au contraire qu’il s’était « rendu » quand les policiers l’ont « gazé dans la bouche et les yeux » (RTL, Midi Libre). Les tirs de mortiers font l’objet d’une fiche liée.

Plusieurs vidéos tournées par des lycéens circulent sur X. Sur la première, relayée par le député Thomas Portes (LFI), deux policiers tirent le jeune, allongé au sol, jusqu’au bas d’un escalier extérieur en briques. Sur une seconde vidéo relayée par le même député, il est assis au pied d’un arbre, entouré d’agents ; plusieurs portent un gilet marqué « Police municipale ». RTL décrit un corps « rigide » et un visage « semblant violacé ». Une troisième vidéo, relayée par un compte X, montre les secours et les policiers l’installer sur un brancard, puis dans une ambulance ; selon RTL et Midi Libre, il convulse à ce moment-là. Une jeune femme qui filme la scène dit : « Il est en train de mourir, il est en train de convulser… Ils l’ont traîné dans les escaliers » (RTL). Une vidéo publiée à 10 h 16 par le compte X French Report montre la même prise en charge par les secours. Le compte X Mandat Media publie à 10 h 08 deux vidéos de la même scène tirées d’un direct TikTok, dont l’horloge affiche 9 h 52 et 9 h 53 : on y voit le jeune au sol au pied de l’escalier, entouré de policiers, puis emmené sur un brancard ; la personne qui filme dit : « Il s’est rendu direct » et « On l’a gazé dans la bouche, dans les yeux, alors qu’il s’était rendu ».

Le parquet de Bobigny indique dans l’après-midi : « Ses parents sont auprès de lui. Son état n’inspire pas d’inquiétude. L’intéressé est suspecté d’avoir participé aux jets de mortier contre les policiers » ; selon RTL, le parquet confirme la version des forces de l’ordre « au vu des premiers éléments ». La préfecture de police ajoute qu’il « sera prochainement pris en charge dans le cadre de la procédure judiciaire l’incriminant ».

Le député Thomas Portes écrit sur X : « Un jeune homme interpelé, plaqué au sol, pris de convulsions a été amené à l’hôpital », et dénonce « la répression et la violence d’État ».

Aucune plainte du jeune ou de sa famille n’est connue à ce jour. Presse lue le 6 octobre 2026 vers 16 h 30 : RTL, Midi Libre, Actu17 ; Le Parisien, Libération et franceinfo n’ont pas pu être lus.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.