Le mardi 6 octobre 2026, jour de l’« acte III » de la mobilisation lycéenne, plusieurs milliers de personnes (4 000 selon les syndicats, environ 3 000 au plus fort du cortège selon L’Est Républicain) défilent à Nancy depuis la place Carnot, avec lycéens, étudiants, parents et syndicats de l’Éducation nationale ; la préfecture a interdit les manifestations dans l’hyper-centre jusqu’au 7 octobre. ICI Lorraine décrit une journée calme jusqu’à la fin de l’après-midi : un face-à-face sous l’Arc Héré vers 15 h, des syndicats formant un cordon entre manifestants et policiers, puis, vers 16 h, la reprise de la marche rue Saint-Jean et « une salve de gaz lacrymogènes lancée par les forces de l’ordre ».
Une syndicaliste placée près des policiers « pour maintenir un cordon de sécurité entre eux et les jeunes » affirme à ICI qu’aucune sommation n’a été prononcée, et tous les lycéens et étudiants interrogés disent la même chose ; L’Est Républicain décrit, vers 16 h 36, des gaz tirés après des jets de pierres de « quelques jeunes situés en deuxième ligne » sur les policiers, dans un public « familial en grande partie » ; ces jets ne sont pas mentionnés par ICI, et les deux récits ne sont pas conciliés. À 14 h 43, donc avant ces tirs, des étudiants cités par L’Est Républicain dénonçaient déjà des « méthodes de répression policières disproportionnées » (lacrymogènes sans sommation, encerclement) : propos généraux, sans lien établi avec cette scène. En fin de journée, la manifestation se disperse et ne restent que « les éléments les plus radicaux » qui s’opposent aux forces de l’ordre, avec des pétards rue Saint-Jean et des poubelles brûlées (ICI), puis une « poursuite et interpellation » dans le secteur de la gare (L’Est Républicain). Ces violences en fin de journée ne sont pas décrites assez précisément pour faire l’objet d’une fiche.
La préfecture de Meurthe-et-Moselle compte 11 interpellations le 6 octobre et trois blessés légers, sans les situer ; le préfet « condamne fermement les actes de violences commis » et promet d’identifier leurs auteurs (communiqué cité par ICI). Aucune plainte, saisine de l’IGPN ni réaction officielle sur les tirs de gaz ne sont rapportées dans les articles lus au 2026-10-07. Les coordonnées de la fiche sont celles de la place Charles-III.