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Forces de l'ordre → personnes

À Nancy, gaz lacrymogène sur le cortège lycéen près de la place Charles-III, sans sommation selon des manifestants

Le 6 octobre à Nancy, des gaz lacrymogènes sont tirés sur le cortège lycéen ; manifestants et syndicaliste disent n'avoir entendu aucune sommation ; L'Est Républicain parle de jets de pierres avant.

Date
6 octobre 2026
Lieu
Place Charles-III, Nancy (54)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Aucune plainte connue

La violence

  1. Forces de l'ordre → personnesÉtabliBlessure légère

    Selon ICI Lorraine, dont un journaliste suit le cortège, vers 16 h, alors que la manifestation reprend sa marche rue Saint-Jean après une halte, les forces de l'ordre lancent une salve de gaz lacrymogènes ; ICI écrit ensuite que des dizaines de tirs visent les lycéens autour de la place Charles-III. L'Est Républicain écrit de même que les policiers ont régulièrement fait usage de gaz lacrymogènes à Nancy ce jour-là, et donne un autre déroulé pour l'épisode de 16 h 36 : « Il n'aura fallu que quelques jets de projectiles pour que les forces de l'ordre interviennent. Quelques jeunes situés en deuxième ligne ont jeté des pierres sur les policiers, qui ont répliqué à trois reprises à 10 minutes d'intervalle » (rues Saint-Jean et Saint-Dizier) ; ICI ne mentionne aucun projectile avant la salve et des manifestants parlent de rassemblement sans « aucun débordement ». Une syndicaliste placée à quelques mètres des policiers, des lycéens et des étudiants disent à ICI qu'aucune sommation n'a été faite ; une lycéenne dit : « On était en train de danser et de mettre la musique quand ils ont gazé ». La préfecture ne mentionne pas ces tirs : elle parle d'« incivilités survenues en marge des mobilisations » et de trois personnes légèrement blessées, sans préciser qui ni comment. Gravité : celle du geste décrit (gaz lacrymogène reçu par le cortège), aucun symptôme n'étant décrit par une personne gazée dans les sources lues.

    Gaz / matraquage · Manifestants du cortège (lycéens, étudiants, syndicalistes ; nombre inconnu)

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Le mardi 6 octobre 2026, jour de l’« acte III » de la mobilisation lycéenne, plusieurs milliers de personnes (4 000 selon les syndicats, environ 3 000 au plus fort du cortège selon L’Est Républicain) défilent à Nancy depuis la place Carnot, avec lycéens, étudiants, parents et syndicats de l’Éducation nationale ; la préfecture a interdit les manifestations dans l’hyper-centre jusqu’au 7 octobre. ICI Lorraine décrit une journée calme jusqu’à la fin de l’après-midi : un face-à-face sous l’Arc Héré vers 15 h, des syndicats formant un cordon entre manifestants et policiers, puis, vers 16 h, la reprise de la marche rue Saint-Jean et « une salve de gaz lacrymogènes lancée par les forces de l’ordre ».

Une syndicaliste placée près des policiers « pour maintenir un cordon de sécurité entre eux et les jeunes » affirme à ICI qu’aucune sommation n’a été prononcée, et tous les lycéens et étudiants interrogés disent la même chose ; L’Est Républicain décrit, vers 16 h 36, des gaz tirés après des jets de pierres de « quelques jeunes situés en deuxième ligne » sur les policiers, dans un public « familial en grande partie » ; ces jets ne sont pas mentionnés par ICI, et les deux récits ne sont pas conciliés. À 14 h 43, donc avant ces tirs, des étudiants cités par L’Est Républicain dénonçaient déjà des « méthodes de répression policières disproportionnées » (lacrymogènes sans sommation, encerclement) : propos généraux, sans lien établi avec cette scène. En fin de journée, la manifestation se disperse et ne restent que « les éléments les plus radicaux » qui s’opposent aux forces de l’ordre, avec des pétards rue Saint-Jean et des poubelles brûlées (ICI), puis une « poursuite et interpellation » dans le secteur de la gare (L’Est Républicain). Ces violences en fin de journée ne sont pas décrites assez précisément pour faire l’objet d’une fiche.

La préfecture de Meurthe-et-Moselle compte 11 interpellations le 6 octobre et trois blessés légers, sans les situer ; le préfet « condamne fermement les actes de violences commis » et promet d’identifier leurs auteurs (communiqué cité par ICI). Aucune plainte, saisine de l’IGPN ni réaction officielle sur les tirs de gaz ne sont rapportées dans les articles lus au 2026-10-07. Les coordonnées de la fiche sont celles de la place Charles-III.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.