Le lundi 5 octobre 2026, vers 10 heures, des centaines de lycéens se rassemblent devant le conservatoire, à l’entrée du parc des Lilattes, à Bourgoin-Jallieu (Isère), où, selon ICI Isère, des tensions ont éclaté à l’extérieur du lycée de l’Oiselet, rouvert ce jour-là. Certains tirent des mortiers d’artifice vers les forces de l’ordre, qui répliquent par de très nombreux tirs de gaz lacrymogène ; les fumées rendent l’air irrespirable et la visibilité quasi nulle (ICI Isère). Cette partie de la scène est décrite dans l’affaire liée.
C’est alors, selon ICI Isère, qu’une voiture de police banalisée, jusque-là garée sur le parking voisin, entre sur la pelouse. Le journaliste d’ICI Isère présent la filme : à 10 h 04, la Clio grise, gyrophare posé sur le toit mais éteint, un policier casqué au volant, fenêtre ouverte, longe les allées et l’herbe à vive allure ; trois minutes plus tard, elle réapparaît et se dirige de nouveau vers les élèves en zigzaguant. Les jeunes se regroupent et avancent vers elle, et le véhicule repart par le fond du parc. Le Dauphiné Libéré, qui reprend la vidéo « tournée notamment par » le journaliste d’ICI, écrit qu’« une voiture banalisée de la police s’est elle aussi élancée à la suite des manifestants » dans le parc, la scène n’ayant duré que « quelques secondes » et que, selon des témoignages lycéens, elle aurait roulé parmi eux.
Les deux récits divergent sur le sens de la manœuvre. ICI rapporte que la police explique qu’un équipage à pied était en difficulté à une entrée du parc et que la voiture a rapidement fait la jonction pour le soutenir et tenter d’interpeller des jeunes qui les prenaient à partie ; les policiers auraient voulu sortir du véhicule mais les jeunes sont revenus au contact ; la police assure que la voiture est restée loin des lycéens, sans aucune volonté de les percuter. Le Dauphiné Libéré écrit que la police n’a pas donné suite à sa demande sur les raisons de cette manœuvre.
SOS Racisme parle de « rodéo humain », son président en Isère estimant que rien ne justifiait cette intervention ; la Ligue des droits de l’Homme condamne la scène (positions d’associations, rapportées par ICI et franceinfo). Aucune plainte, aucune saisine de l’IGPN ni aucune blessure ne sont rapportées dans les articles lus au 2026-10-07.
