← Toutes les affaires

Forces de l'ordre → personnes

À Bourgoin-Jallieu, une voiture de police banalisée roule vers des lycéens ; la police nie vouloir les percuter

Le 5 octobre au parc des Lilattes, une Clio banalisée de la police roule vers des lycéens qui courent, filmée par ICI Isère. La police dit être venue soutenir des collègues.

Date
5 octobre 2026
Lieu
Parc des Lilattes (tensions autour du lycée de l'Oiselet, selon ICI), Bourgoin-Jallieu (38)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Aucune plainte connue

La violence

  1. Forces de l'ordre → personnesContestéInconnue

    Selon ICI Isère, dont le journaliste filme la scène, une Clio grise banalisée de la police, gyrophare éteint sur le toit, sans sirène, avec un policier casqué fenêtre ouverte au volant, surgit à 10 h 04 sur la pelouse du parc des Lilattes, fait le tour du parc à vive allure sur les allées et l'herbe, puis réapparaît à 10 h 07 et fonce de nouveau vers les élèves en zigzaguant entre les arbres ; les jeunes courent dans tous les sens, se regroupent et avancent vers le véhicule, qui repart. Le Dauphiné Libéré décrit aussi une voiture banalisée qui s'est élancée dans le parc « au milieu des lycéens qui s'enfuient » ; selon des témoignages lycéens cités par le journal, elle aurait roulé parmi les manifestants. La police, citée par ICI, affirme qu'un équipage à pied était en difficulté, que la voiture est venue le soutenir et tenter d'interpeller des jeunes qui lançaient des mortiers, et qu'elle est restée loin des lycéens, sans volonté de les percuter ; selon le Dauphiné Libéré, la police n'a pas donné suite à sa demande d'explication. Aucune blessure n'est rapportée dans les articles lus.

    Autre · Lycéens présents dans le parc (nombre inconnu)

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

Partager sur X

Image de la scène : À Bourgoin-Jallieu, une voiture de police banalisée roule vers des lycéens ; la police nie vouloir les percuter

Le lundi 5 octobre 2026, vers 10 heures, des centaines de lycéens se rassemblent devant le conservatoire, à l’entrée du parc des Lilattes, à Bourgoin-Jallieu (Isère), où, selon ICI Isère, des tensions ont éclaté à l’extérieur du lycée de l’Oiselet, rouvert ce jour-là. Certains tirent des mortiers d’artifice vers les forces de l’ordre, qui répliquent par de très nombreux tirs de gaz lacrymogène ; les fumées rendent l’air irrespirable et la visibilité quasi nulle (ICI Isère). Cette partie de la scène est décrite dans l’affaire liée.

C’est alors, selon ICI Isère, qu’une voiture de police banalisée, jusque-là garée sur le parking voisin, entre sur la pelouse. Le journaliste d’ICI Isère présent la filme : à 10 h 04, la Clio grise, gyrophare posé sur le toit mais éteint, un policier casqué au volant, fenêtre ouverte, longe les allées et l’herbe à vive allure ; trois minutes plus tard, elle réapparaît et se dirige de nouveau vers les élèves en zigzaguant. Les jeunes se regroupent et avancent vers elle, et le véhicule repart par le fond du parc. Le Dauphiné Libéré, qui reprend la vidéo « tournée notamment par » le journaliste d’ICI, écrit qu’« une voiture banalisée de la police s’est elle aussi élancée à la suite des manifestants » dans le parc, la scène n’ayant duré que « quelques secondes » et que, selon des témoignages lycéens, elle aurait roulé parmi eux.

Les deux récits divergent sur le sens de la manœuvre. ICI rapporte que la police explique qu’un équipage à pied était en difficulté à une entrée du parc et que la voiture a rapidement fait la jonction pour le soutenir et tenter d’interpeller des jeunes qui les prenaient à partie ; les policiers auraient voulu sortir du véhicule mais les jeunes sont revenus au contact ; la police assure que la voiture est restée loin des lycéens, sans aucune volonté de les percuter. Le Dauphiné Libéré écrit que la police n’a pas donné suite à sa demande sur les raisons de cette manœuvre.

SOS Racisme parle de « rodéo humain », son président en Isère estimant que rien ne justifiait cette intervention ; la Ligue des droits de l’Homme condamne la scène (positions d’associations, rapportées par ICI et franceinfo). Aucune plainte, aucune saisine de l’IGPN ni aucune blessure ne sont rapportées dans les articles lus au 2026-10-07.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 7 octobre 2026.