Le vendredi 2 octobre 2026, deuxième journée de mobilisation lycéenne à Saint-Brieuc, plusieurs dizaines de jeunes se retrouvent vers 8 h 30 aux abords du lycée Freyssinet pour tenter de le bloquer ; les forces de police, venues en nombre, les empêchent d’accéder au lycée, qui reste ouvert (ICI Armorique). Le face-à-face dure environ deux heures avant la dispersion. Près de 1 000 jeunes sont réunis vers Saint-Jouan, à quelques centaines de mètres du lycée, avant de le quitter vers 10 h 45 (Le Télégramme).
Dans son direct, Le Télégramme note à 10 h 38 : « Les policiers chargent pour contenir les jeunes » (l’entrée ne comporte pas d’autre texte dans la version lue). L’après-midi, le même journal décrit trois épisodes où des jets de la part de manifestants sont suivis de grenades lacrymogènes : un premier jet de pierre vers 15 h 19, des jets de fruits vers 15 h 30, puis une salve vers 16 h 05 destinée à permettre aux pompiers d’éteindre un feu de poubelles. Les jets et le feu figurent dans l’affaire liée.
Des enseignants croisés aux abords de Freyssinet jugent la réplique policière « disproportionnée » (Le Télégramme, 11 h 49) : c’est leur appréciation, pas un constat. Le même direct cite un syndicat de police selon lequel au moins un policier a été blessé à Saint-Brieuc ce jour-là, sans le rattacher à cette scène.
Précisions sur les sources
- Le Télégramme et ICI Armorique sont deux médias distincts ; seul Le Télégramme décrit les lacrymogènes et la charge.
- Des bouteilles en verre ne sont citées, dans les articles lus, que devant le lycée Jean-Moulin le même jour (Le Télégramme, 11 h 24), pas devant Freyssinet.
- Ouest-France (403), France 3 Bretagne et Le Penthièvre : non lus.