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À Montpellier, un journaliste qui filmait dit avoir été percuté par un policier à moto ; il porte plainte

Le 2 octobre à Montpellier, un journaliste portant un brassard presse est percuté au tibia par un policier à moto, selon France 3. Il porte plainte le 8 octobre ; la préfecture parle de sommation.

Date
2 octobre 2026
Lieu
Montpellier (34)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Plainte déposée

La violence

  1. Forces de l'ordre → personnesAlléguéBlessure légère

    Selon Le Poing, un journaliste portant un brassard « presse » qui filmait le mouvement a eu la jambe percutée par un policier à moto ; selon France 3 Occitanie, plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent une moto avancer en direction du journaliste jusqu'à le heurter au tibia. Il a porté plainte le 8 octobre pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique avec usage d'une arme, en l'occurrence une moto. Un message sur X affirme que le policier a foncé « délibérément » et aurait été identifié par sa hiérarchie, ce que rien ne confirme ; la préfecture dit que le journaliste « n'a pas respecté la sommation » et que les pompiers « n'ont relevé aucune blessure » (réponse du 2 octobre relayée par Le Poing). La gravité vient des constats médicaux rapportés par France 3 et Le Poing : deux médecins constatent un hématome et des dermabrasions et prescrivent un arrêt de travail ; un troisième relève, le 6 octobre, des lésions compatibles avec une entorse bénigne du genou droit.

    Percussion par un véhicule · Journaliste

Manquements aux règles

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Montpellier, un journaliste qui filmait dit avoir été percuté par un policier à moto ; il porte plainte

Le vendredi 2 octobre 2026, à Montpellier, la préfète de l’Hérault avait fait fermer plusieurs lycées après les incendies de la veille. Le même jour, devant le lycée Clemenceau, des jets de projectiles et des tirs de mortiers sont rapportés par plusieurs médias : voir la fiche dédiée. Le bilan de la préfecture, repris par Actu.fr et InfOccitanie, fait état de 28 interpellations dans l’Hérault dont 13 à Montpellier et ne mentionne pas le journaliste.

Le Poing écrit que, ce jour-là, un journaliste qui filmait le mouvement s’est fait percuter la jambe par un policier à moto, qu’il portait un brassard « presse » et était identifiable, et qu’il a annoncé qu’il porterait plainte. Un message sur X, publié le même jour, va plus loin : le policier aurait « foncé délibérément » sur lui, aurait été identifié par sa hiérarchie, laquelle aurait encouragé le journaliste à déposer plainte. Au 5 octobre, aucune source lue ne confirmait ce dernier point ni ne rapportait de réaction de la police ou de la préfecture (réponse de la préfecture du 2 octobre : voir plus bas). Le média du journaliste a lui-même publié le 2 octobre une vidéo intitulée « Montpellier : notre journaliste percuté par un policier en moto » ; sa description, lue en partie seulement, dit qu’il couvrait ce jour-là les manifestations à Montpellier. Au 5 octobre, il s’agissait du seul récit de la victime présumée, sans vérification indépendante (voir plus bas).

La vidéo de 13 secondes montre une rue de Montpellier : un groupe de policiers casqués, dont des agents en tenue d’intervention, et un motard au casque noir stationné au milieu de la rue, un homme qui filme, et une personne en vêtements sombres à hauteur du sol près de la moto avant de se redresser. Aucun impact ni brassard n’est distinctement visible à cette résolution, et rien n’indique le lieu exact. Au 5 octobre, les lieux de la scène et du rassemblement de Clemenceau n’étaient pas reliés entre eux par les sources (voir plus bas : rue Balard, près du lycée).

Suites

Le 8 octobre, le journaliste dépose plainte auprès du procureur de la République de Montpellier, contre X, fonctionnaire de police, pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage d’une arme, en l’occurrence une moto ; son avocat demande notamment la réquisition immédiate des images de vidéoprotection et de caméras-piétons. La plainte est accompagnée de 16 pièces, dont des vidéos, une attestation de témoin et le dossier médical ; sa rédaction condamne les faits et se réserve le droit de se constituer partie civile, et le Club de la presse Occitanie a saisi l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (France 3 Occitanie). Aucune enquête du parquet ni réaction judiciaire n’est rapportée dans les sources lues.

Récit : selon le média du journaliste et sa plainte, vers 12 h 20 rue Balard, à proximité du lycée Clemenceau, un policier à moto en civil place sa machine dans l’axe de la caméra et lance « toi, tu dégages » ; comme le journaliste continue de filmer, le motard démarre dans sa direction, le percute au tibia droit, puis recule ; le journaliste s’effondre quelques mètres plus loin et la scène a été filmée par un témoin (Le Poing, qui cite le journaliste et un témoin direct). Les pompiers font un premier constat et l’invitent à consulter ; le jour même, deux médecins constatent un hématome et des dermabrasions et lui prescrivent un arrêt de travail ; le 6 octobre, un troisième relève des lésions compatibles avec une entorse bénigne du genou droit ; France 3 titre sur un hématome de 13 cm (France 3, Le Poing).

Version de la préfecture : le soir du 2 octobre, elle répond à l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp), saisi par le Club de la presse Occitanie, que le journaliste « n’a pas respecté la sommation », que « tous les policiers engagés sur le terrain sont porteurs d’un numéro RIO » et que les pompiers « n’ont relevé aucune blessure » (réponse relayée par Le Poing et France 3). L’auteur de l’article du Poing, qui se trouvait juste à côté du journaliste, dit n’avoir entendu aucune sommation ; selon le média du journaliste, aucune n’est audible sur les vidéos (Le Poing). Selon ce média, le motard avait le visage masqué par un foulard et une visière sombre, ne portait ni brassard ni RIO, et les policiers présents ont refusé de communiquer son matricule ; un fonctionnaire se présentant comme le chef de service a dit que « le collègue [est] identifié » (Le Poing). Le caractère délibéré du geste, l’identification du policier et le message de sa hiérarchie évoqué sur X ne sont confirmés par aucune autorité dans les sources lues.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.