Le vendredi 2 octobre 2026, un blocus d’élèves a lieu aux abords du lycée Mozart du Blanc-Mesnil. Dans leur communiqué d’assemblée générale, les enseignants décrivent à 8 h un blocus « calme et festif », malgré un fort dispositif policier. Ils écrivent que, vers 9 h 30, rue Alfred-Choquet, « à deux pas du lycée », un élève a été « percuté intentionnellement par un agent de la police municipale en moto, puis frappé au sol » devant de nombreux témoins ; les forces de l’ordre auraient alors interpellé le jeune, gazé et matraqué les témoins plutôt que d’appeler les secours. Ils attribuent à cet épisode le début d’affrontements d’environ une heure et demie, au cours desquels, écrivent-ils, la police aurait utilisé des « balles de défense » et des grenades de désencerclement sur les élèves, « certains ont été touchés », puis, vers midi, chargé à coups de matraque et de gaz élèves et enseignants (accusation générale, sans blessé ni scène précise : non comptée comme fait).
Blast écrit pour sa part qu’« aux alentours de 10 h » un policier à moto sur le trottoir « semble accélérer avec son véhicule pour percuter un lycéen », que dans les vidéos qu’il s’est procurées « il est difficile de voir avec précision la scène de l’impact », que le jeune est ensuite allongé au sol, inerte, puis apparaît affaibli en se tenant le nez pendant qu’on l’embarque, et qu’il a finalement été conduit à l’hôpital. Blast ne nomme pas le lycée et renvoie à un communiqué des enseignants ; les deux récits concordent (même commune, même matinée, motard, élève) mais divergent sur l’heure (9 h 30 ou 10 h) et sur le corps de police (police municipale selon les enseignants, « policier » selon Blast).
La vidéo de 24 secondes jointe au message de Blast est un montage sur lequel s’inscrivent des cercles rouges et la légende « ils ont écrasé un mec » ; on y voit une rue bordée d’une grille, puis une personne à terre entourée d’agents en uniforme foncé, un agent de face, puis des jeunes que l’on fait monter dans un fourgon de police. L’impact n’est pas visible. Aucune réaction de la préfecture, de la mairie, du parquet ou de la police n’a été trouvée.
Ce qui manque pour confirmer
- Une source autre que les enseignants (partie prenante) et Blast, qui s’appuie sur leur communiqué : aucun second média, aucune autorité trouvés.
- Le service du policier (municipal ou national), l’heure exacte, et la confirmation que la scène a bien eu lieu devant le lycée Mozart.
- Le détail de l’état de santé du lycéen (certificat, ITT, suites à l’hôpital) ; une plainte ou une saisine de l’IGPN.
- La version de la préfecture, de la mairie (police municipale) ou du parquet.
- Pour les tirs de LBD et grenades de désencerclement : aucun blessé ni vidéo identifiés ; ce point repose sur le seul communiqué.
- Ce que les manifestants ont fait pendant les affrontements : le communiqué parle seulement d’« affrontements », sans précision.
