Le vendredi 2 octobre 2026, Europe 1 rapporte, dans son direct de 13 h 16, qu’à Aubervilliers, dans le secteur du lycée Jean-Pierre-Timbaud, des affrontements ont lieu entre lycéens et forces de l’ordre : des CRS déployés massivement tirent des gaz lacrymogènes, la station de métro est fermée et l’avenue est noyée dans la fumée et le gaz. Selon le même texte, ces scènes se répètent depuis 8 h 30 dans trois lycées du même secteur. Les tirs de mortier, jets de pierre, barricades et feux que décrit le même texte figurent dans l’affaire liée.
Dans un second article (03/10), Europe 1 décrit, avenue Jean-Jaurès, une charge de policiers et de gendarmes suivie de trois sommations puis de tirs de lacrymogènes. L’article ne nomme pas le lycée : ce lien avec la scène du lycée Timbaud n’est pas établi, la charge n’est donc pas comptée ici.
Une compilation d’actualité du 5 octobre attribue à une journaliste du Parisien que des gaz lacrymogènes ont été tirés « en réponse à des tirs de mortiers » devant ce lycée. L’article du Parisien n’a pas pu être lu (accès refusé). Europe 1 décrit l’ordre inverse : mortiers et pierres « en réponse aux tirs de gaz lacrymogène des CRS ». L’ordre des faits est donc contradictoire entre les deux versions, dont une seulement lue.
Cette scène n’est pas celle de la fiche sur le policier en civil devant un fast-food à Aubervilliers, le même jour : aucune source lue ne relie les deux.
Ce qui manque pour confirmer
- Une seconde source indépendante : seul Europe 1 (deux articles, un seul média) a été lu.
- L’article du Parisien (journaliste sur place, d’après la compilation) : non lu, accès refusé ; BFM Paris, Bondy Blog et Actu.fr n’ont pas d’article lu sur cette scène.
- L’ordre des faits (gaz puis mortiers, ou l’inverse) et la date : Europe 1 date la scène du 2 octobre ; la compilation du 5 octobre ne précise pas le jour.
- Une déclaration de la préfecture de police ou du parquet.