Le jeudi 1er octobre 2026, un conseiller municipal d’opposition d’Orléans, membre du Parti communiste, se rend devant le lycée Voltaire, dans le quartier de La Source, où les lycéens bloquent l’établissement. Selon ICI Orléans, il y forme avec des enseignants « une sorte de cordon pour protéger les manifestants pacifistes » ; la scène se déroule aussi au milieu de jets de projectiles et d’un départ de feu rapportés dans l’affaire liée.
Selon France 3, un groupe d’adultes s’interpose, formant « une chaîne de cinq ou six personnes » devant des policiers qui précèdent un camion de pompiers, au moment où une charge est lancée. Sur les plans tournés par l’équipe de la chaîne, un policier « passe clairement sa jambe derrière celle de l’élu, à mi-mollet, provoquant sa chute », l’élu portant son écharpe ; il est aussi frappé d’un coup de matraque dans le dos. Des images tournées par le site Actu Orléans (ICI) montrent un policier qui « le met à terre ». Un médecin lui prescrit deux jours d’ITT le 2 octobre (France 3) ; ICI parle de contusions dans le dos. France 3 écrit que le policier qui lui a passé la jambe est « le même » que celui qui lui avait fait un doigt d’honneur plus tôt, et que le geste figure sur une vidéo diffusée sur Instagram par le compte « Infogaucho » ; ICI écrit que la scène a été filmée par des journalistes.
L’élu rapporte que le policier lui a dit à l’oreille « T’as beau être un élu, t’es une merde comme les autres », puis lui a fait un doigt d’honneur lorsqu’il a demandé son numéro RIO (ICI ; France 3). La préfecture du Loiret n’a pas pu expliquer à France 3 les raisons de la charge ni les violences visant l’élu. Le délégué départemental du syndicat Alliance Police affirme à France 3 que les actions de la police répondent à des attaques de casseurs, que ce sont « des bonds offensifs, face à des tirs de mortiers d’artifice » (ses affirmations sur les faits imputés aux casseurs figurent dans l’affaire liée) ; elles ne sont pas vérifiées par une autorité dans les articles lus.
Suites
L’élu annonce une plainte pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique » (ICI, 01/10) ; France 3 écrit le 3 octobre que le dépôt de plainte est « en cours ». Aucune réponse de la préfecture ni du parquet, aucune saisine de l’IGPN ni aucune suite judiciaire ne sont rapportées dans les sources lues au 2026-10-04 (recherche du 4 octobre : pas d’article postérieur au 3 octobre).
