Le jeudi 1er octobre 2026 vers 10 h, place du 4-Septembre (Marseille, 7e), aux abords du lycée Colbert, une femme qui se trouvait à un arrêt de bus s’interpose face à des jeunes qui s’apprêtaient à briser un abribus avec une barrière métallique. Selon le procureur de la République de Marseille, cité par Actu17, une fois le groupe écarté, un mineur s’avance vers elle et projette en direction de son visage un spray qu’il enflamme avec un briquet. La scène est filmée ; la vidéo montre un jet de flammes en direction du visage (franceinfo).
Orange et M6 Info titrent sur une femme « brûlée au visage » ; ni le parquet ni les autres sources lues ne décrivent de brûlure ni d’ITT constatée (seul CNews, d’après une source proche du dossier, parle de brûlures au premier degré). La personne qui a publié la vidéo affirmait que la victime ne présentait pas de brûlures graves, et l’enquête initiale visait des violences avec ITT de huit jours ou moins (franceinfo). La victime a déposé plainte (préfecture de police, citée par franceinfo). La mention de blessure légère ne repose pas sur un constat médical publié : c’est l’enquête ouverte par le parquet pour des violences avec ITT de huit jours ou moins qui la fonde ; aucune source ne donne l’état médical réel. Le 4 octobre, La Dépêche, qui reprend le témoignage recueilli par BFMTV, rapporte les propos de la victime : elle a senti « une forte chaleur sur [son] visage », a été prise en charge par les pompiers puis soignée dans un centre médical, et dit n’avoir pas « la gravité des images en séquelles sur [son] visage » ; le média l’écrit « sans séquelles ». La gravité retenue (blessure légère) reste celle d’une gêne décrite par la victime elle-même.
Le suspect, un lycéen de 15 ans, a été identifié grâce à la vidéosurveillance, interpellé le vendredi 2 octobre et, selon le parquet, a immédiatement reconnu les faits et exprimé de profonds regrets (Actu17).
Suites
L’enquête, d’abord ouverte pour violences volontaires avec ITT de huit jours ou moins, avec trois circonstances aggravantes (arme, réunion, visage dissimulé), a été requalifiée : le 4 octobre, le parquet de Marseille a saisi un juge d’instruction du chef d’acte de barbarie, une qualification criminelle, et requis la détention provisoire (Actu17, ICI Provence). Le même jour, le procureur de Marseille annonce que le mineur a été mis en examen pour « acte de barbarie » et placé en détention provisoire « conformément aux réquisitions du parquet » (franceinfo, ICI Provence, communiqué du parquet) ; France 2 (franceinfo) précise qu’il encourt quinze ans de prison.