Le jeudi 1er octobre 2026 en fin de matinée, entre 300 et 400 jeunes sont rassemblés devant le lycée Julie-Victoire Daubié, bloqué depuis 5 h 30, sur la dalle d’Argenteuil. Vers 11 h 15, les policiers dispersent la foule au gaz lacrymogène (récit d’une élève au Parisien, repris par Actu17). Un lycéen d’un autre établissement d’Argenteuil est blessé à l’œil ; selon la même élève, « il s’est retourné et a pris quelque chose dans l’œil ». Pris en charge sur place par le SAMU, il est hospitalisé à Paris et dit avoir reçu un tir de LBD. La même élève le décrit au sol, sur le point de perdre connaissance (témoignage non confirmé par ailleurs).
Version du parquet de Pontoise (communiqué cité par Actu17 et La Clé Publique) : deux policiers porteurs de LBD auraient fait usage de leur arme et touché deux jeunes hommes, qui ont fui ; le contexte de ces tirs, selon le parquet, est décrit dans l’affaire liée. La description du lycéen hospitalisé « semblait correspondre » à celle de l’un d’eux, précise le parquet, qui ajoute que ces éléments restent à vérifier. La témoin, une lycéenne, contestait la présentation du parquet : selon elle, le blessé « n’avait vraiment rien de menaçant » et ne portait que des cours.
Suites
ICI (Radio France, 02/10) rapporte de son côté que le procureur a saisi l’IGPN d’une enquête pour violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique après la blessure à l’œil d’un mineur de 16 ans « ce jeudi sur la Dalle d’Argenteuil » ; selon ICI, le jeune homme « aurait été victime d’un tir de LBD selon ses proches » et a été pris en charge sur place avant d’être conduit dans un hôpital parisien.
Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique, confiée à l’IGPN : la quatrième depuis le début du mouvement (Actu17). Des examens médico-légaux doivent préciser la nature de la blessure et l’incapacité de travail ; à ce stade, les éléments du parquet ne permettent pas d’établir quel projectile a provoqué la blessure à l’œil (La Clé Publique), ce qui explique le type « Autre ». La gravité retenue repose sur l’hospitalisation ; l’ITT n’est pas connue. Un député a saisi le procureur au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.
Restent inconnus dans les sources lues : le projectile qui a causé la blessure (le parquet dit lui-même que ses éléments ne permettent pas de l’établir), l’incapacité de travail et l’état de l’œil. La fiche est vérifiée sur la date, le lieu et le lien avec le mouvement (communiqué du parquet de Pontoise, ICI, Actu17, La Clé Publique) ; les faits eux-mêmes restent allégués.
Le 5 octobre au soir (ICI, mis à jour le 7 octobre), ICI rapporte les propos de l’avocate du lycéen à France Inter : en contournant la gare, bloquée par les forces de l’ordre, il s’est retrouvé « malgré lui » au milieu d’un rassemblement près d’un autre lycée et y a reçu « un tir en plein visage » ; il pourrait perdre l’usage de l’œil gauche, « des os ont été cassés autour de l’œil et le pronostic de cécité est réservé » ; la famille annonce porter plainte contre X. Selon le parquet de Pontoise, cité par ICI, deux policiers ont fait usage de leur LBD alors que « deux jeunes hommes situés à une vingtaine de mètres d’eux avaient tiré en leur direction des mortiers » et ont atteint les deux jeunes, qui ont pris la fuite. RTL (07/10) compte ce dossier parmi six enquêtes de l’IGPN visant des tirs de LBD, avec Tours, Sevran, Villepinte, Sartrouville et Martigues. La perte de la vue de l’œil n’est pas établie à ce jour : la gravité reste « Blessure grave » (hospitalisation).
