Le samedi 17 octobre 2026, l’Union syndicale des lycéens avait appelé, comme plusieurs organisations, à rejoindre ce jour-là la « grande manifestation » des « gilets jaunes » (dépêche AFP du 14 octobre, reprise par Sud Radio). À Saint-Étienne, la mobilisation nationale « contre la vie chère » (ICI) commence place Jean-Jaurès, où se regroupent dès 14 h « plusieurs centaines de personnes » (ICI). Le cortège se déroule d’abord « globalement dans le calme » ; c’est en arrivant devant le centre commercial Centre Deux, vers 15 h, que « la situation a commencé à dégénérer avec un face-à-face tendu avec la police » (ICI).
Selon ICI, « des milliers de manifestants se sont retrouvés bloqués devant le centre commercial Centre deux. Ils sont restés pendant près d’une heure, faisant face aux forces de l’ordre qui empêchaient la progression du cortège. Un face-à-face tendu, avec d’un côté des tirs de mortiers d’artifice et des fumigènes et de l’autre l’utilisation de gaz lacrymogènes. » Dans son direct, ICI écrit : « gaz lacrymogène d’un côté, tirs de mortiers et feux d’artifice de l’autre ». France 3 et franceinfo reprennent la même description (« gaz lacrymogène d’un côté contre tirs de mortiers et feux d’artifice de l’autre »). TL7 écrit que, pendant près d’une heure, forces de l’ordre et manifestants se font face : « Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes tandis que des manifestants tiraient des mortiers d’artifice et utilisaient des feux d’artifice. » Actu17 écrit que manifestants et CRS « se sont fait face pendant près d’une heure dans un climat de tensions » et que « les policiers ont été visés par des jets de projectiles notamment, et ont répliqué par des moyens lacrymogènes ».
ICI situe dans cette scène la blessure d’un adolescent de 17 ans, grièvement blessé à une main (voir l’affaire liée) : « Cela s’est passé devant le centre commercial Centre Deux où, pendant une heure, les manifestants ont fait face aux forces de l’ordre : gaz lacrymogène d’un côté, tirs de mortiers et feux d’artifice de l’autre. » Le Progrès situe la détonation « peu avant 16 heures ». Aucune source lue ne précise l’unité en face des manifestants, le nombre de mortiers tirés ou l’identité de ceux qui les ont tirés, ni ne signale de policier ou de gendarme blessé à Centre Deux.