Le samedi 17 octobre 2026, ICI écrit que « les Gilets jaunes, les lycéens et les syndicats ont lancé un appel général contre la vie chère » ; l’Union syndicale des lycéens avait appelé, comme plusieurs organisations, à rejoindre ce jour-là la « grande manifestation » des « gilets jaunes » (dépêche AFP du 14 octobre, reprise par Sud Radio). À Marseille, le maire dit que « les casseurs et les pilleurs ont pourri les revendications des lycéens » (BFMTV).
En début d’après-midi, plusieurs dizaines de manifestants pénètrent brièvement dans le hall de la mairie, sur le Vieux-Port, après avoir enfoncé la porte en criant « C’est la Révolution, on prend la Bastille », a constaté un journaliste de l’AFP (franceinfo) ; les forces de l’ordre, positionnées devant la mairie, dispersent ces manifestants (franceinfo, AFP). Le reportage de franceinfo (JT de France 2) parle d’une porte forcée par des individus cagoulés puis de « plus d’une dizaine d’émeutiers » qui entrent et saccagent l’intérieur : murs tagués, mobilier endommagé, buste de Marianne jeté à terre ; le groupe est dispersé en quelques minutes. BFMTV écrit, d’après les images tournées par ses équipes, qu’un buste de Marianne a été jeté à terre, qu’un tag anarchiste a été inscrit sur un mur et que des télévisions ont été cassées ; les intrus, bloqués dans le hall, ont pris la fuite, et il n’y a pas eu de blessé.
Le maire dit à franceinfo que « quelques centaines d’individus cagoulés qui se promènent dans la ville » se sont approchés de la mairie : « Il y a eu d’abord des tirs de gaz lacrymogènes, beaucoup de fumée, puis ensuite un mouvement de CRS qui ont dégagé l’entrée de la mairie », par où les intrus se sont engouffrés, avec des dégradations « sommaires » ; il dit à BFMTV que « les dégâts sont objectivement assez limités ». Il relie cet épisode à l’attaque du commissariat de la police municipale de la Canebière, survenue plus tôt dans la journée (« puis ils sont venus devant la mairie », France 3) ; les autres sources lues décrivent les deux événements séparément. Une conférence téléphonique réunit ensuite le maire, le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, et deux compagnies de CRS supplémentaires sont déployées à Marseille, dit le maire (BFMTV).
Les auteurs ne sont pas identifiés dans les sources lues : le maire parle de « casseurs » « très loin des manifestants » ; aucune interpellation précise pour ce fait n’est rapportée.