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À Marseille, le commissariat de la police municipale de la Canebière attaqué le 17 octobre (vitres brisées, fumigènes)

Le 17 octobre à Marseille, des individus cassent les vitres du commissariat de la police municipale de la Canebière et y lancent des fumigènes ; une tentative d'incendie est évitée, sans blessé.

Date
17 octobre 2026
Lieu
Marseille (13)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Inconnue

La violence

  1. Manifestants → biensÉtabliDégâts importants

    En fin de matinée, selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, des vitres du commissariat de la police municipale de la Canebière sont cassées et des fumigènes lancés à l'intérieur ; une tentative d'incendie a pu être évitée, sans blessé (BFMTV, ICI, franceinfo). Le maire dit que des casseurs « sont entrés, ont massacré l'intégralité du commissariat central de police municipale » (France 3). D'après Le Parisien, cité par Le Populaire du Centre, la foule, munie de marteaux, de masses ou de potelets arrachés, a brisé une vitre pare-balles et pénétré dans les locaux, où mobilier et ordinateurs sont détruits et où des fumigènes allument plusieurs foyers ; un passant, entré lors d'un reflux de la foule, éteint les flammes avec un extincteur avant l'arrivée des marins-pompiers puis des CRS ; un immeuble d'habitation se trouve au-dessus du poste.

    Bâtiment public, Incendie · Commissariat central de la police municipale (poste de la Canebière) : vitres brisées, fumigènes lancés à l'intérieur, tentative d'incendie ; mobilier et ordinateurs détruits selon Le Parisien ; « massacré l'intégralité » selon le maire

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Marseille, le commissariat de la police municipale de la Canebière attaqué le 17 octobre (vitres brisées, fumigènes)

Le samedi 17 octobre 2026, ICI écrit que « les Gilets jaunes, les lycéens et les syndicats ont lancé un appel général contre la vie chère » ; l’Union syndicale des lycéens avait appelé, comme plusieurs organisations, à rejoindre ce jour-là la « grande manifestation » des « gilets jaunes » (dépêche AFP du 14 octobre, reprise par Sud Radio). À Marseille, le maire dit que « les casseurs et les pilleurs ont pourri les revendications des lycéens » (BFMTV).

Dès la fin de la matinée, avant le départ du cortège de l’après-midi, le commissariat de la police municipale est pris pour cible. Selon la préfecture de police, citée par BFMTV, ICI et franceinfo, des vitres sont cassées, des fumigènes lancés à l’intérieur, une tentative d’incendie est évitée et il n’y a pas de blessé ; la préfecture condamne des « agissements » qui « ne correspondent à aucune revendication » (BFMTV). Le maire dit à franceinfo que le commissariat et la mairie ont été « fracturés avec des intrusions assez violentes de la part de casseurs, très loin des manifestants » ; il décrit « quelques centaines d’individus cagoulés qui se promènent dans la ville », avec une seule compagnie de CRS en ville ce matin-là, et dit avoir demandé par écrit la veille que le commissariat soit protégé. Il déclare : « Des casseurs sont entrés, ont massacré l’intégralité du commissariat central de police municipale, puis ils sont venus devant la mairie » (France 3). Le maire relie ainsi deux événements que les autres sources lues décrivent séparément.

Le Populaire du Centre reprend le récit du Parisien : plusieurs centaines de personnes, certaines munies de marteaux, de masses ou de potelets, une vitre pare-balles brisée, plusieurs personnes dans les locaux, des départs de feu allumés à l’intérieur avec des fumigènes, le mobilier et des ordinateurs détruits ; un passant, qui dit avoir pensé aux habitants de l’immeuble au-dessus du poste, est entré lors d’un reflux de la foule, a barricadé les accès et éteint les foyers avec un extincteur pendant près de trente minutes, avant l’arrivée des marins-pompiers puis des CRS. La photographie publiée par ICI avec la légende « Le poste de la police municipale vandalisé à Marseille » montre une façade couverte de tags et d’éclaboussures de peinture et une vitrine brisée.

Le même jour, en début d’après-midi, plusieurs dizaines de manifestants pénètrent brièvement dans le hall de la mairie, sur le Vieux-Port, après avoir enfoncé la porte en criant « C’est la Révolution, on prend la Bastille » (AFP, franceinfo) ; un buste de Marianne est jeté à terre, un tag est inscrit sur un mur, des télévisions sont cassées (BFMTV) ; le groupe est dispersé en quelques minutes par les forces de l’ordre (franceinfo), et le maire dit à BFMTV que « les dégâts sont objectivement assez limités ». France 3 situe l’attaque du commissariat « à quelques centaines de mètres de là » (de la mairie). Une conférence téléphonique réunit ensuite le maire, le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, et deux compagnies de CRS supplémentaires sont déployées à Marseille, dit le maire (BFMTV).

Les auteurs ne sont pas identifiés dans les sources lues : le maire parle de « casseurs » « très loin des manifestants » ; aucune interpellation précise pour ce fait n’est rapportée.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.