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À Lyon, l'office de tourisme de Bellecour saccagé et incendié le 17 octobre ; la Métropole le dit « détruit »

Le 17 octobre à Lyon, des individus cagoulés lancent des projectiles et des mortiers sur les forces de l'ordre place Bellecour, puis saccagent et incendient le pavillon de l'office de tourisme.

Date
17 octobre 2026
Lieu
Lyon (69)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Inconnue

Les violences (2)

  1. Manifestants → biensÉtabliDestruction

    Vers 14 h 30, des personnes cagoulées s'attaquent à l'antenne de l'office de tourisme place Bellecour ; selon BFMTV, elles brisent les baies vitrées, un incendie se déclare et des actes de pillage ont lieu. Lyon Mag écrit que, d'après le communiqué de la préfecture du Rhône, l'office a été « pris d'assaut, saccagé et mis à feu ». Les pompiers sont empêchés d'accéder à l'incendie, précise la préfecture (franceinfo) ; Lyon Capitale écrit, selon la préfecture, qu'ils sont bloqués par des individus cagoulés et violents. Ils n'interviennent que peu après 15 h, quand les forces de l'ordre dispersent les groupes au gaz lacrymogène et au canon à eau (Lyon Capitale). La présidente de la Métropole de Lyon écrit : « L'office de tourisme métropolitain est détruit » (cité par Lyon Mag). Aucun auteur de l'incendie n'est identifié dans les sources lues.

    Bâtiment public, Incendie · Pavillon de l'office de tourisme de la place Bellecour (édifice de 1852, non classé selon Lyon Mag) : baies vitrées brisées, intérieur saccagé et incendié, déclaré « détruit » par la présidente de la Métropole

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

  2. Manifestants → personnesÉtabliBlessure légère

    franceinfo écrit que, depuis la fin de matinée, des groupes de jeunes cagoulés lançaient des projectiles et des mortiers d'artifice contre les forces de l'ordre (dans un paragraphe consacré au rassemblement de la place Bellecour, sans autre précision de lieu) ; Lyon Capitale écrit que la situation dégénère place Bellecour avant l'incendie de l'office, et le direct de Lyon Mag signale à 14 h de « nombreux tirs de mortiers et jets de projectiles » sur les places Bellecour et République contre les forces de l'ordre. Dans une vidéo de son direct vers 15 h 30, Lyon Mag décrit des policiers qui « essuient des jets de pavés dans la tête ». Gravité : celle du geste décrit (jets de pavés dans la tête, selon Lyon Mag), aucune blessure n'étant rattachée à ces jets dans les sources lues.

    Jets de projectiles, Mortier d'artifice · Forces de l'ordre

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Lyon, l'office de tourisme de Bellecour saccagé et incendié le 17 octobre ; la Métropole le dit « détruit »

Le samedi 17 octobre 2026, un appel à se rassembler à 14 h place Bellecour circulait depuis des semaines à Lyon, « dans le sillage des mobilisations lycéennes et étudiantes » selon Lyon Mag. L’Union syndicale des lycéens avait appelé, comme plusieurs organisations, à rejoindre ce jour-là la « grande manifestation » des « gilets jaunes » (dépêche AFP du 14 octobre, reprise par Sud Radio). Lyon Capitale décrit un rassemblement qui réunit « notamment des Gilets jaunes, des lycéens et des étudiants » ; la préfecture du Rhône compte plus de 20 000 personnes (Lyon Mag).

Lyon Capitale écrit : « Dès le début du rassemblement, des casseurs et des membres de black blocs, masqués et vêtus de noir, ont commis les premières dégradations dans le centre-ville. » La situation dégénère ensuite place Bellecour : des individus cagoulés lancent des projectiles et des mortiers d’artifice en direction des forces de l’ordre, puis incendient l’antenne de l’office de tourisme, qui « a rapidement été dévorée par les flammes ». franceinfo écrit que, depuis la fin de matinée, des groupes de jeunes cagoulés lançaient des projectiles et des mortiers contre les forces de l’ordre, lesquelles ont répliqué par des gaz lacrymogènes, des grenades de désencerclement et un canon à eau. BFMTV écrit à 14 h 40 que des personnes cagoulées s’attaquent depuis un quart d’heure à l’office, brisent les baies vitrées, qu’un incendie s’est déclaré et que des actes de pillage se déroulent.

Lyon Mag écrit que la préfecture du Rhône rappelle que des groupes ont pris pour cible les forces de l’ordre et gêné l’intervention des sapeurs-pompiers, et qu’elle attribue les « cortèges sauvages » à l’impulsion d’individus issus de mouvances radicales d’ultra-gauche et autonomes : affirmation de la préfecture, que les sources lues ne vérifient pas. Lyon Mag écrit aussi qu’une partie des manifestants a applaudi l’arrivée des pompiers, environ une heure après le début de l’incendie, et que le pavillon, saccagé vers 14 h 30 et interdit d’accès aux pompiers « jusqu’à 15 heures », était « déclaré détruit à 15 h 30 ». Le maire de Lyon parle sur BFMTV d’« un crève-cœur » pour un bâtiment patrimonial « très emblématique ». Lyon Mag rappelle que ce pavillon, daté de 1852, n’était pas classé.

Aucune interpellation précise pour cet incendie n’est rapportée dans les sources lues ; le préfet du Rhône annonce le lendemain 160 personnes placées en garde à vue à Lyon (BFMTV).

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.