Le samedi 17 octobre 2026, actu.fr écrit que la grande manifestation de Grenoble contre la vie chère, « lancée par des groupes de Gilets jaunes et rejointe par les syndicats, des étudiants et le mouvement lycéen », se déroule dans le calme ; l’Union syndicale des lycéens avait appelé, comme plusieurs organisations, à rejoindre ce jour-là la « grande manifestation » des « gilets jaunes » (dépêche AFP du 14 octobre, reprise par Sud Radio). Selon la préfecture de l’Isère, citée par actu.fr, « un groupe d’environ 300 individus cagoulés, équipés et pour la plupart armés, se sont rapidement extraits » des mobilisations en début d’après-midi, rejoints ensuite par d’autres, « environ 800 personnes » au final ; ICI Isère rapporte une estimation de la préfecture de 900 casseurs et pillards.
Selon ICI Isère, qui recueille le témoignage d’un habitant de l’immeuble, la boutique de déguisements et la vitrine d’un magasin de vêtements voisin sont d’abord pillées et brisées ; vers 17 h 45, des casseurs mettent le feu à la boutique et le feu embrase totalement le rez-de-chaussée de l’immeuble. Les pompiers, arrivés rapidement, évacuent les occupants des étages ; l’habitant dit avoir appelé le 17 parce qu’« il n’y avait pas de police dans la rue », et ICI écrit qu’un pompier a demandé aux journalistes de s’éloigner en raison d’un risque d’explosion. Le Dauphiné Libéré situe l’incendie « aux alentours de 17 h 30 » au rez-de-chaussée du 16 avenue Alsace-Lorraine, dans le magasin de fêtes, et écrit qu’il s’est propagé à plusieurs appartements et au commerce contigu, « lui aussi calciné » ; le journal titre aussi sur ce propos : « Ce sont des jeunes, cagoulés et vêtus de noir, qui sont montés pour prévenir tout le monde » (article réservé aux abonnés, lu seulement en partie).
La préfecture de l’Isère dit à BFMTV (mise à jour de 19 h 16) que l’immeuble est en feu, que les habitants sont évacués et que l’incendie s’est déclaré dans un magasin d’articles de fête au rez-de-chaussée. France 3 écrit le lendemain qu’un immeuble de la rue Alsace-Lorraine est « entièrement ravagé par les flammes » (légende de photographie) et « en partie détruit » (chapô), et que « les flammes ont entièrement détruit » le magasin de fêtes. Le même jour, selon la préfecture, l’hôtel de ville, le rectorat et l’église Saint-Louis sont pris pour cible, des abribus détruits, des véhicules incendiés et plus d’une trentaine de commerces et d’agences bancaires pillés (France 3) ; ICI Isère compte 58 interpellations et 30 policiers et gendarmes blessés pour l’ensemble de la journée, et précise que les enquêteurs analysent des images de drones pour identifier d’autres suspects.
Les sources lues ne disent pas qui a mis le feu ni par quel moyen, et aucune interpellation précise pour cet incendie n’y figure.
