← Toutes les affaires

Manifestants → biensManifestants → personnes

À Bordeaux, le poste de police des Capucins incendié par un groupe cagoulé en marge de la manifestation lycéenne

Le 8 octobre à Bordeaux, un groupe masqué incendie la porte du poste de police des Capucins ; trois policiers s'échappent par une issue de secours. Le parquet requalifie en tentative d'homicide.

Date
8 octobre 2026
Lieu
Bordeaux (33)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Enquête en cours

Les violences (2)

  1. Manifestants → biensÉtabliDégâts importants

    Vers 16 h, un groupe d'individus masqués et cagoulés (une dizaine selon France 3, plusieurs dizaines selon le communiqué du parquet cité par Rue89 Bordeaux) amoncelle des poubelles devant la porte d'entrée du poste de police des Capucins et y met « volontairement » le feu ; selon le procureur de la République, l'incendie « s'est rapidement propagé à toute une partie de la façade ». Trois policiers présents à l'intérieur s'échappent par une issue de secours à l'arrière. Un tag est aussi tracé sur la façade.

    Incendie, Bâtiment public · Porte d'entrée et une partie de la façade du poste de police

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

  2. Manifestants → personnesÉtabliAtteinte à la vie

    Selon le procureur de la République de Bordeaux (9 octobre, cité par actu Bordeaux), les auditions des trois policiers montrent que l'un, à l'extérieur en uniforme, a été « pris à partie et poursuivi par un groupe d'individus » en tentant de déplacer un véhicule, et que les deux autres ont été « contraints de se réfugier à l'intérieur » du poste en raison du nombre de personnes hostiles et du « feu nourri des projectiles » reçus ; des individus ont alors « amoncelé des poubelles devant la porte du local afin d'en condamner l'accès puis y ont mis volontairement le feu, sans pouvoir ignorer que plusieurs fonctionnaires de police se trouvaient encore à l'intérieur ». Le parquet a requalifié les faits en « tentative d'homicide volontaire aggravés sur fonctionnaires de la police nationale dans l'exercice de leurs fonctions » ; la gravité (atteinte à la vie) vient de cette qualification retenue par le parquet. Les trois policiers s'échappent par une issue de secours ; aucune blessure n'est rapportée.

    Autre, Jets de projectiles · 3 victimes : Trois policiers (dans le poste ou à ses abords)

    Auteurs non identifiés : aucune source ne les désigne. Les faits se sont produits pendant une action du mouvement.

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

Partager sur X

Image de la scène : À Bordeaux, le poste de police des Capucins incendié par un groupe cagoulé en marge de la manifestation lycéenne

Le jeudi 8 octobre 2026, la manifestation lycéenne de Bordeaux, qui a réuni plusieurs milliers de personnes, se déroule dans le calme selon Rue89 Bordeaux. Vers 16 heures, un groupe d’individus aux visages masqués et cagoulés prend pour cible le poste de police du quartier des Capucins.

Selon le procureur de la République de Bordeaux, cité par France 3, le groupe amoncelle des poubelles devant la porte d’entrée et y met volontairement le feu ; l’incendie se propage rapidement à toute une partie de la façade. Trois fonctionnaires de la police nationale se trouvaient à l’intérieur et ont pu s’échapper par une issue de secours située à l’arrière. Les articles ne disent pas si le poste est resté utilisable ni ce que sont devenus les dégâts à l’intérieur.

Le parquet ouvre aussitôt une enquête, confiée à la division de la criminalité territoriale de la DIPN de Gironde, pour « destruction d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique de son propriétaire ou utilisateur » et « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens, lors d’une manifestation sur la voie publique » ; les auteurs encourent vingt ans de réclusion criminelle (France 3, Rue89 Bordeaux). Rue89 Bordeaux ajoute que le parquet décrit un groupe de plusieurs dizaines d’individus et qu’un tag a été bombé sur la façade, désignant le lycéen grièvement blessé au visage par un tir de lance-grenade à Saint-Ouen-l’Aumône. Selon France 3, ce poste avait déjà été pris pour cible lors des mobilisations de 2023 contre la réforme des retraites.

Aucune interpellation pour cet incendie n’est rapportée dans les sources lues. Les auteurs ne sont pas identifiés : la fiche ne dit pas s’ils sont lycéens.

Suites

Le 9 octobre, selon actu Bordeaux, le procureur de la République de Bordeaux indique que, d’après les premiers éléments de l’enquête de flagrance, les manifestants savaient que des policiers se trouvaient à l’intérieur et que les auteurs ont voulu dégrader le lieu mais ont aussi « essayé d’attenter volontairement à la vie des fonctionnaires de police présents dans le bâtiment ». Il détaille ce que les auditions des trois policiers ont permis d’établir : l’un, en uniforme à l’extérieur, a tenté de déplacer un véhicule et a été « pris à partie et poursuivi par un groupe d’individus » ; les deux autres ont été « contraints de se réfugier à l’intérieur » du poste « en raison du nombre important de personnes hostiles qui leur faisait face et du feu nourri des projectiles qu’ils recevaient » ; des individus ont alors « amoncelé des poubelles devant la porte du local afin d’en condamner l’accès puis y ont mis volontairement le feu, sans pouvoir ignorer que plusieurs fonctionnaires de police se trouvaient encore à l’intérieur ». Le parquet a requalifié les faits en « tentative d’homicide volontaire aggravés sur fonctionnaires de la police nationale dans l’exercice de leurs fonctions » ; les auteurs encourent la réclusion criminelle à perpétuité (actu Bordeaux). Le feu a pu être maîtrisé et les auteurs ont pris la fuite dans des ruelles (actu Bordeaux). La préfète de la Gironde et l’adjointe à la sécurité de la mairie de Bordeaux condamnent ces actes ; la seconde dit à actu Bordeaux que « ce commissariat n’est jamais vide et même s’il l’était, rien ne justifierait cette violence ». Aucune interpellation n’est rapportée dans les sources lues au 19 octobre.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.