Le mardi 6 octobre 2026, jour de grande manifestation lycéenne à Strasbourg, la journée se termine par de petits affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ; Rue89 Strasbourg rapporte, d’après la préfecture, neuf interpellations et un policier blessé dans la ville.
Les DNA (7 octobre) précisent que, « lors de la dispersion des derniers manifestants », un fonctionnaire de police a été blessé au visage par un jet de pavé alors qu’il était dans une voiture banalisée, que l’auteur présumé, 19 ans, a été interpellé, et que la victime souffre d’une double fracture de l’orbite et de l’arcade avec quatre jours d’ITT (l’article ne nomme pas sa source pour ce détail) ; une plainte doit être déposée. Le même jour, un policier syndicaliste cité par les DNA parle d’un collègue qui, un « mercredi » selon lui (les DNA datent le fait du mardi), « a reçu un pavé dans le visage » alors qu’il était dans une voiture banalisée, et France 3 Alsace (8 octobre) rapporte les propos d’un syndicaliste policier : « deux blessés à Strasbourg, avec des jets de pavés », dont l’un « simplement dans sa voiture ».
Le lieu exact de l’impact n’est donné par aucune source : les coordonnées sont celles du centre de Strasbourg. Les sources ne disent pas non plus si le jet est lié à un fait précis de la manifestation, ni la suite judiciaire donnée à l’interpellation du suspect.
Le 9 octobre, Rue89 Strasbourg rend compte de l’audience d’un manifestant majeur, jugé pour violence sur un fonctionnaire de police lors de la manifestation lycéenne du 6 octobre. Selon son avocat, il avait d’abord été accusé d’avoir blessé un policier en lui jetant un pavé (« Le policier avait été blessé à la tête par un jet de pierre », écrit le média), mais « la victime n’a pas vu qui a jeté le pavé » ; il n’est finalement poursuivi que pour avoir lancé deux projectiles, sans lien avec cette blessure, et un seul policier l’identifie comme l’auteur de ces jets, selon l’avocat, qui dit que les vidéos de surveillance, les images de drones et les caméras embarquées « n’ont rien donné ». Le tribunal a renvoyé l’affaire au 26 novembre et maintenu son contrôle judiciaire (Rue89 Strasbourg). L’article ne décrit ni voiture banalisée, ni fracture, ni incapacité de travail, et ne dit pas que ce policier est celui de cette fiche : rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit du même fait, ni que l’interpellé du 6 octobre évoqué par les DNA est cet homme.