Le mardi 6 octobre 2026, plusieurs milliers de personnes manifestent à Rennes pour demander plus de moyens pour les lycées. Selon BFMTV (8 octobre), alors que la police évacue la place Charles-de-Gaulle, des images montrant un policier en train de frapper un jeune manifestant sont filmées. BFMTV écrit qu’une enquête a été ouverte par le parquet.
Suites
Le 9 octobre, France 3 Bretagne écrit qu’une enquête a été ouverte après la diffusion de la vidéo : le parquet de Rennes la confie à la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN), ce que le parquet lui confirme, pour violence. Le média décrit la scène (« Un jeune homme dos au mur, un policier face à lui. Coup de matraque dans les genoux, puis plusieurs coups de poing au visage et dans le haut du corps ») le mardi 6 octobre devant les Champs Libres, en marge d’une manifestation de plus de 10 000 personnes en soutien au mouvement lycéen, « une information » que lui a confirmée le procureur de Rennes. Selon le procureur, la scène se serait déroulée lors de l’évacuation de l’esplanade Charles-de-Gaulle : après les sommations de dispersion, l’utilisation d’un lanceur d’eau et de grenades lacrymogènes, une charge des forces de l’ordre avait été ordonnée.
La vidéo a été largement relayée sur les réseaux sociaux par la députée LFI de Rennes, Marie Mesmeur, qui dit avoir assisté à la scène (« On a tout vu, le gazage, les coups de bouclier, les matraquages, c’était extrêmement violent ») et être intervenue auprès du jeune homme frappé. Elle affirme disposer de cinq ou six vidéos prises sous différents angles, dont France 3 a pu récupérer certaines ; elle dit effectuer, quand les éléments le justifient, des signalements au procureur au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. France 3 écrit que l’enquête devra établir les circonstances exactes de la scène et d’éventuelles responsabilités.
L’identité et l’état du jeune homme, une éventuelle plainte de sa part ou de sa famille, le service ou l’unité du policier et le geste exact (le nombre de coups) ne sont pas donnés par les sources lues ; Le Télégramme a publié vers le 12 octobre un article sur cette scène (« Il était terrorisé » : un policier frappe violemment un manifestant à Rennes, une enquête ouverte) dont seul le titre a pu être lu (accès refusé). Les coordonnées de la fiche sont celles de l’esplanade Charles-de-Gaulle (Nominatim, relevées le 19 octobre) ; elles étaient jusqu’ici celles du centre de Rennes, faute de lieu précis dans les sources.