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À Metz, une lycéenne maintenue au sol par un policier en civil : la jeune fille réfute l'agression sexuelle dénoncée

Le 5 octobre à Metz, une vidéo montre une lycéenne maintenue au sol par un policier en civil ; des comptes parlent d'agression sexuelle. Entendue par l'IGPN, elle réfute tout acte.

Date
5 octobre 2026
Lieu
Metz (57)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Enquête en cours

La violence

  1. Forces de l'ordre → personnesContestéSans blessure physique

    Selon les Jeunes insoumis de la Fensch Vallée, un policier « bloque une lycéenne en lui touchant les cheveux et la poitrine », geste qu'ils qualifient d'agression sexuelle. La vidéo de 12 secondes montre un homme en civil assis contre un abribus qui maintient au sol une jeune fille allongée en lui tenant les poignets à hauteur du buste ; elle ne permet pas de distinguer le geste dénoncé sur la poitrine. Le 6 octobre, le procureur de la République de Metz indique que la jeune fille, entendue par l'IGPN, « a réfuté tout acte de violence et tout acte d'agression sexuelle sur sa personne dans le cadre de son interpellation » et que son représentant légal n'a pas déposé plainte ; le policier mis en cause a de son côté déposé plainte pour diffamation publique envers un dépositaire de l'autorité publique, plainte jointe à l'enquête ouverte pour établir les conditions de l'interpellation et « l'existence ou non d'actes pouvant être qualifiés d'agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », qui se poursuit. La gravité (sans blessure physique) vient de la jeune fille elle-même, qui a réfuté devant l'IGPN tout acte de violence sur sa personne (propos rapportés par le procureur) ; aucune source ne décrit de blessure.

    Immobilisation / étranglement, Autre · Lycéenne

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Metz, une lycéenne maintenue au sol par un policier en civil : la jeune fille réfute l'agression sexuelle dénoncée

Le lundi 5 octobre 2026 dans la soirée, le compte X des Jeunes insoumis de la Fensch Vallée, groupe de jeunes de La France insoumise, publie une vidéo de 12 secondes titrée « Metz, 5 octobre ». Selon ce compte, un policier y « bloque une lycéenne en lui touchant les cheveux et la poitrine » ; il parle d’« agression sexuelle » et de « répression violente ».

La vidéo, filmée en plein jour devant un abribus, montre un homme en civil (casquette, sweat à capuche noir) assis par terre contre la paroi vitrée. Il maintient au sol une jeune fille allongée sur le dos, les jambes sur les siennes, en lui tenant les poignets à hauteur du buste ; à un moment sa main passe près de la tête de la jeune fille. Il regarde autour de lui pendant que des passants marchent au second plan. Rien, à l’image, n’identifie l’homme comme policier (ni brassard ni insigne visibles) : c’est le compte qui le présente ainsi. La vidéo, courte et en partie masquée par la main de la personne qui filme à la fin, ne permet pas de distinguer de geste sur la poitrine, ni de savoir ce qui a précédé.

Le même jour, selon France 3 Grand Est, environ 300 lycéens et étudiants ont manifesté dans le centre-ville de Metz ; des gaz lacrymogènes ont été lancés, la vitre d’un abribus a été brisée et, de source policière, 17 interpellations avaient eu lieu à 16 h 30. Aucune source ne rattache ces éléments à la scène de la vidéo.

Suites

Le mardi 6 octobre, le parquet de Metz ouvre une enquête et saisit l’IGPN, avec l’appui de l’Office anti-cybercriminalité, après la diffusion virale de la vidéo (Actu17, 20 Minutes) ; l’homme en civil est un policier, que le procureur nomme « fonctionnaire de police ». Selon le procureur, la jeune fille, interpellée le lundi, a été placée en garde à vue pour « dégradations » et « participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations » (Actu17, d’après franceinfo). Entendue par l’IGPN le 6 octobre, elle réfute tout acte de violence et toute agression sexuelle ; son représentant légal, entendu aussi, n’a pas porté plainte ; le policier a déposé plainte pour diffamation et un syndicat de police dénonce un « lynchage médiatique » (Actu17). Les investigations se poursuivent, notamment pour identifier l’auteur de la diffusion de la vidéo, et « une décision sera prise sur la base de la transmission au parquet de l’entière procédure d’enquête ».

Les deux versions sont donc publiées : l’accusation portée par les comptes qui ont diffusé la vidéo, et la déclaration de la jeune fille rapportée par le procureur. Le lieu exact (l’abribus n’est pas situé : les coordonnées sont celles du centre de Metz) et l’heure restent inconnus.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.