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Forces de l'ordre → personnes

À Dunkerque, un 4x4 de la police se dirige à vive allure vers des manifestants ; une adolescente de 14 ans porte plainte

Le 5 octobre à Dunkerque, une vidéo authentifiée montre un 4x4 de la police se dirigeant à vive allure vers des manifestants. Une adolescente de 14 ans, blessée, porte plainte ; enquêtes ouvertes.

Date
5 octobre 2026
Lieu
Abords du lycée Vauban (quelques centaines de mètres), Dunkerque (59)
Contexte
Manifestation
Suite judiciaire
Enquête en cours

Les violences (2)

  1. Forces de l'ordre → personnesÉtabliInconnue

    Sur plusieurs vidéos d'une même scène, vérifiées par le service Les Révélateurs de France Télévisions (images authentiques et récentes, lieu géolocalisé dans la Basse-Ville de Dunkerque, modèle du véhicule identifié comme un Toyota Land Cruiser), un 4x4 de la police nationale accélère en direction de manifestants à l'angle de la rue du Fort-Louis ; plusieurs personnes se trouvent sur ou au bord de sa trajectoire et s'écartent ou s'enfuient en courant. Le véhicule percute une barrière de chantier et un plot (on ignore s'ils avaient été posés là par des manifestants), s'engage dans la rue, recule rapidement puis fait demi-tour. France 3 écrit que les images seules ne permettent pas de déterminer l'intention du conducteur. Aucune blessure n'est mentionnée dans l'article de France 3 lu le 7 octobre ; une adolescente en décrit une ensuite (fait suivant).

    Autre · Manifestants (groupe de jeunes, nombre inconnu)

  2. Forces de l'ordre → personnesAlléguéBlessure légère

    Une adolescente de 14 ans affirme que le 4x4, en reculant, l'a heurtée à la hanche et à la jambe : sans qu'elle tombe selon le parquet de Dunkerque (ICI Nord), alors que BFMTV, qui cite une adolescente du même âge, écrit qu'elle s'est retrouvée au sol. Examinée à l'hôpital le soir même, elle présente une « contusion sans gravité » à la hanche (parquet, d'après ICI Nord) ; BFMTV la dit légèrement blessée à la jambe et à la hanche. Elle et son représentant légal ont déposé plainte. La gravité vient de ce constat médical rapporté par le parquet.

    Percussion par un véhicule · Adolescente, 14 ans

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Dunkerque, un 4x4 de la police se dirige à vive allure vers des manifestants ; une adolescente de 14 ans porte plainte

Le lundi 5 octobre 2026, jour de mobilisation lycéenne à Dunkerque (Nord), des tensions ont lieu dans le secteur de la Basse-Ville, très concentrées selon France 3. Au total, huit personnes, toutes mineures, ont été interpellées dans la ville ce jour-là selon la préfecture (France 3).

Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, tournée sous plusieurs angles, montre un 4x4 de la police nationale se diriger à vive allure vers des manifestants, à quelques centaines de mètres du lycée privé Vauban. France 3 et le service Les Révélateurs de France Télévisions l’ont examinée le 7 octobre et confirment qu’il s’agit d’une même scène, récente, située à Dunkerque. Au passage du véhicule, plusieurs jeunes s’enfuient en courant ; le 4x4 heurte une barrière de chantier et un plot, entre dans la rue du Fort-Louis, recule vite et repart. France 3 précise que les images ne montrent pas l’intention du conducteur.

Sur l’une des vidéos, selon France 3, on entend un policier crier, alors que le véhicule est encore arrêté à côté de lui : « allez, approchez, on va leur mettre dans la gueule là ». Sur une autre, un jeune insulte les policiers après le passage de la voiture. France 3 ne dit pas de qui vient cette phrase au-delà de « un policier » : la fiche la rapporte comme un propos entendu, non comme un fait établi.

La vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), « choquée », dit que l’organisation collecte des témoignages pour saisir les rapporteurs spéciaux des Nations unies ; pour elle, les véhicules ne font pas partie des armes que les forces de l’ordre peuvent employer pour disperser une foule (position d’une association). Une responsable du Syndicat des commissaires de police nationale (SCPN) dit à France 3 que « ce n’est clairement pas l’usage des véhicules de police » et rappelle que le cadre d’emploi de l’armement intermédiaire est précis, tout en précisant qu’elle n’a pas vu les vidéos et que la responsabilité relève de l’IGPN et des magistrats. Aucune saisine de l’IGPN, aucune plainte ni réaction de la préfecture ne sont rapportées dans l’article de France 3 lu au 7 octobre.

Suites

Le 9 octobre, ICI (Radio France, avec un témoignage recueilli par France Inter) donne la parole à l’homme qui a filmé la scène, un passant qui se trouvait avec un client dans le quartier de l’église Saint-Martin. Il dit que les jeunes avaient installé des poubelles au milieu de la route, qu’il n’y avait « pas de mortier » et « pas d’armes », qu’ils « n’étaient pas violents envers les policiers », et qu’il a vu « tout le monde courir pour s’enfuir » quand le 4x4 a accéléré ; il a publié la vidéo sur TikTok, où elle a été vue plus de 200 000 fois selon ICI. Selon ICI, la version officielle est que les policiers sont allés dégager le barrage de poubelles alors qu’il n’y avait plus personne derrière, ce que les images contredraient, d’où l’ouverture d’une enquête disciplinaire dans un premier temps, suivie d’une enquête du procureur de la République de Dunkerque (ICI).

Le soir du 9 octobre, ICI Nord rapporte, d’après le parquet de Dunkerque, qu’une adolescente de 14 ans et son représentant légal ont déposé plainte : elle affirme que le véhicule de police, en reculant, l’a heurtée sans qu’elle tombe ; examinée à l’hôpital le lundi en fin de journée, elle y a présenté une « contusion sans gravité » à la hanche et est sortie après l’examen. Le parquet précise que les investigations se poursuivent : recherche de témoins, exploitation des images de vidéosurveillance de la ville utiles pour identifier les faits dénoncés, examen médico-légal de la victime. Il rappelle qu’une enquête avait été ouverte pour « mise en danger d’autrui » après la diffusion de la vidéo et qu’une enquête disciplinaire a été lancée (ICI Nord).

BFMTV (via Orange, 9 octobre) cite une adolescente du même âge, aux mêmes faits et examinée le même jour (les deux articles ne disent pas expressément qu’il s’agit de la même personne) : « d’un seul coup, en me tournant, j’ai vu qu’il reculait vers moi. Il m’a percuté à la hanche et sur le haut de la jambe. Je me suis retrouvée au sol » ; une amie dit l’avoir vue « se faire renverser », le policier au volant s’étant arrêté, ayant regardé dans son rétroviseur puis « redémarré à toute vitesse » (récits de deux adolescentes, noms modifiés par le média). BFMTV écrit qu’elle a été « légèrement blessée à la jambe et à la hanche » et conduite à l’hôpital le jour même, que la préfecture du Nord a confirmé l’ouverture d’une enquête administrative en estimant que la manœuvre « ne correspond pas aux doctrines d’emploi et d’orientation données par le ministère de l’Intérieur », et que la procureure de la République a ouvert une enquête préliminaire pour « mise en danger de la vie d’autrui » (ICI et le communiqué du parquet qu’il cite parlent de « mise en danger d’autrui »). Le média décrit aussi des extraits sonores « dont l’authenticité reste à vérifier » où des policiers tiendraient des propos provocateurs.

Ce qui reste inconnu : l’état des autres personnes qui se trouvaient sur la trajectoire du véhicule et la suite des enquêtes. Lu le 2026-10-09 puis le 2026-10-19 : ICI (témoin, plainte), France 3 (article du 7 octobre), BFMTV via Orange. La Voix du Nord (accès refusé, 403) n’a pas pu être lue.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.