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Forces de l'ordre → personnesPoliciers en civil parmi les manifestants

À Reims, le procureur confirme que l'homme filmé en train de lancer une grenade fumigène était un policier

Le 2 octobre à Reims, un homme masqué lance un projectile (vidéo d'un eurodéputé). Le 4, le procureur dit : un policier, grenade fumigène, acte légal. Le 3, il ne croyait pas à un policier en civil.

Date
2 octobre 2026
Lieu
Reims (51)
Contexte
Rassemblement
Suite judiciaire
Inconnue

La violence

  1. Forces de l'ordre → personnesÉtabliSans blessure physique

    Un homme au visage partiellement masqué, entouré de lycéens, jette un projectile vers une zone non filmée, un groupe de jeunes selon des sources concordantes de France 3 ; le procureur de Reims confirme le 4 octobre qu'il s'agit d'un policier lançant une « grenade fumigène » (une source policière anonyme citée par France 3 parle d'une grenade lacrymogène, après sommations, non vérifié). Le procureur juge l'acte « totalement légal » ; le député européen Anthony Smith le qualifie de « violence policière » et de « provocation ». La gravité (sans blessure physique) vient du procureur de Reims, qui disait le 3 octobre : « À ma connaissance, aucun manifestant n'a été blessé » à Reims (propos général sur la ville, tenu avant qu'il confirme l'identité du lanceur).

    Grenade · Groupe de jeunes (selon sources concordantes de France 3 ; nombre et âge non précisés)

Policiers en civil parmi les manifestants

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Reims, le procureur confirme que l'homme filmé en train de lancer une grenade fumigène était un policier

Le vendredi 2 octobre 2026, à Reims, le député européen Anthony Smith (LFI) publie sur X une vidéo de 16 secondes avec ce texte : « Violence policière en direct contre des lycéens aujourd’hui à Reims » (X, 02/10, 21 h UTC). Selon France 3 Grand Est, les images montrent « un homme au visage partiellement masqué, entouré de jeunes lycéens, jeter un projectile impossible à déterminer vers une zone non filmée », un groupe de jeunes selon des « sources concordantes » ; interpellé par le député, l’homme s’éloigne avec deux autres hommes, dont les traits « ne sont pas ceux de lycéens » (France 3, 04/10). Dans la vidéo, l’inscription « Gare Centre » est lisible sur un abri de tramway ; France 3 légende la vidéo « à côté du square Colbert ».

Dès le 3 octobre, des internautes et des députés insoumis évoquent un « flic infiltré » (France 3 ; Entrevue). France 3 cite un député qui écrit que la séquence « semble montrer un homme appartenant aux forces de l’ordre habillé en civil qui jette un projectile pour provoquer les lycéens ». Le 3 octobre, France 3 écrit que rien ne permet d’affirmer ni d’infirmer cette théorie, et Entrevue qu’aucune confirmation officielle n’existe ; le procureur de la République de Reims déclare : « Je ne crois pas une seconde à la présence de policiers en civil en train de jeter quelque chose sur leurs collègues » (France 3, 03/10), y voyant la preuve que « de plus en plus de non-lycéens sont dans les cortèges ». Le dimanche 4 octobre, il confirme au contraire que l’homme est bien un policier (sans dire s’il était en civil) : « Il s’agit bien d’un policier jetant une grenade fumigène en action de maintien de l’ordre public, donc dans un cadre totalement légal au vu des circonstances et de la violence des émeutiers jetant des pierres sur les policiers et utilisant des mortiers. Aucun sujet donc et soutien aux forces de l’ordre » (France 3, 04/10). Selon ICI TV Champagne-Ardenne, citée par France 3, l’homme appartiendrait à la brigade anticriminalité ; une source policière anonyme parle d’une grenade lacrymogène lancée vers un groupe de jeunes « véhéments », après sommations. Ces deux versions (fumigène, lacrymogène) ne coïncident pas, et aucune source lue ne dit à quelle distance, dans quelle direction exacte ni après quelles sommations le lancer a eu lieu.

Le député européen répond qu’il « constate » que la violence policière n’est pas condamnée, et évoquait la veille « une pure provocation policière » (France 3). Le 3 octobre, le procureur disait aussi : « À ma connaissance, aucun manifestant n’a été blessé » à Reims, et attribuait les violences du vendredi à « des groupes organisés qui tournent de lycée en lycée » (France 3, 03/10). Aucun blessé lié à cette scène n’est rapporté dans les articles lus.

Anadolu (04/10), qui reprend France 3, écrit que le policier était « en civil » et de la brigade anticriminalité, et l’attribue à France 3 ; l’article de France 3 lu pour cette fiche ne dit pas que le procureur l’ait précisé : il rapporte l’appartenance à la BAC d’après ICI TV Champagne-Ardenne, et la tenue en civil n’y est que l’hypothèse d’un député. La fiche ne retient donc pas la tenue civile comme établie.

Suites

Aucune enquête, plainte ni saisine de l’IGPN n’est mentionnée dans les articles lus au 2026-10-04.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.