Le vendredi 2 octobre 2026, aux abords du lycée Jean-Moulin de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), des lycéens se rassemblent. Une vidéo, tournée par un témoin et diffusée sur les réseaux sociaux, montre une voiture de la police municipale effectuer un demi-tour, frôler des jeunes regroupés autour d’une benne à ordures (ICI), puis accélérer vers un petit groupe d’élèves, qui prennent la fuite en courant (Actu17, ICI).
Selon la mairie, le chef de la police municipale, seul dans le véhicule, s’est rendu sur place après que des poubelles ont été incendiées la veille devant le lycée Charles-Mongrand, un autre lycée de la commune (Actu17). La mairie dit qu’il est d’abord intervenu pour éviter un feu de conteneur que des lycéens allaient provoquer, puis qu’il a accéléré « de façon disproportionnée » ; elle qualifie l’événement de « profondément choquant » et son directeur de cabinet estime que les faits ont été « fermement condamnés par les élus » (ICI, Actu17).
Le chef du service est suspendu à titre conservatoire par courrier du maire le mercredi 7 octobre au soir, et doit être entendu le vendredi 9 octobre lors d’un entretien préalable à une sanction disciplinaire ; la sanction envisagée va, selon le directeur de cabinet cité par Actu17, du blâme à la rétrogradation, les élus penchant plutôt pour une mise à pied de plusieurs jours à plusieurs mois (Actu17, ICI). Marsactu a révélé l’information, selon ICI et Actu17 : son article n’a pas pu être lu. Au 9 octobre au matin, aucune plainte ni enquête judiciaire n’était rapportée dans les sources lues (état du 9 octobre : voir plus bas). Une police municipale est rangée ici parmi les forces de l’ordre.
Suites
Le 9 octobre, selon Marsactu, le parquet d’Aix-en-Provence lui annonce avoir ouvert une enquête sur « des chefs de violences aggravées et mise en danger de la vie d’autrui » ; le maire, contacté, n’a pas souhaité commenter (article lu en partie, accès réservé aux abonnés). Le même jour, selon France 3 Provence-Alpes, la mairie annonce suspendre à titre conservatoire l’agent, accusé d’avoir foncé en voiture sur trois lycéens, et avoir ouvert une enquête administrative avant d’engager une procédure disciplinaire ; la décision de suspension avait été signée par le maire le 7 octobre. Dans un communiqué, la Ville écrit : « Cet acte isolé, étranger aux consignes données par sa hiérarchie, est fermement condamné par la Municipalité » et que ces faits graves vont à l’encontre des missions de la police municipale, « tendant notamment à la prévention et la tranquillité publique, et non à la mise en danger de citoyens, de surcroît mineurs ». Aucune plainte de lycéens, aucune mise en examen ni décision disciplinaire n’est rapportée dans les sources lues (le résultat de l’entretien préalable prévu le 9 octobre n’est pas connu).
