← Toutes les affaires

Forces de l'ordre → personnes

À Port-de-Bouc, le chef de la police municipale filmé accélérant vers des lycéens ; suspendu, enquête du parquet

Le 2 octobre devant le lycée Jean-Moulin, une vidéo montre une voiture de la police municipale accélérer vers des lycéens qui s'enfuient. La mairie suspend le chef du service ; le parquet enquête.

Date
2 octobre 2026
Lieu
Lycée Jean-Moulin (abords), Port-de-Bouc (13)
Contexte
Rassemblement
Suite judiciaire
Enquête en cours

La violence

  1. Forces de l'ordre → personnesÉtabliSans blessure physique

    Sur une vidéo filmée par un témoin, une voiture de la police municipale fait demi-tour, frôle des jeunes puis roule à vive allure vers un petit groupe de lycéens, trois selon France 3 cité par Actu17, qui s'enfuient en courant pour ne pas être percutés. La mairie indique que le chef du service est intervenu avec son véhicule « pour éviter un feu de conteneur qui allait être provoqué par des lycéens », avant d'« accélérer de façon disproportionnée, mettant en danger les jeunes qui sont aux abords de la manifestation ». Gravité : aucun lycéen touché n'est rapporté, le groupe s'étant enfui devant la voiture.

    Autre · Lycéens (petit groupe, trois selon France 3)

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

Partager sur X

Image de la scène : À Port-de-Bouc, le chef de la police municipale filmé accélérant vers des lycéens ; suspendu, enquête du parquet

Le vendredi 2 octobre 2026, aux abords du lycée Jean-Moulin de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), des lycéens se rassemblent. Une vidéo, tournée par un témoin et diffusée sur les réseaux sociaux, montre une voiture de la police municipale effectuer un demi-tour, frôler des jeunes regroupés autour d’une benne à ordures (ICI), puis accélérer vers un petit groupe d’élèves, qui prennent la fuite en courant (Actu17, ICI).

Selon la mairie, le chef de la police municipale, seul dans le véhicule, s’est rendu sur place après que des poubelles ont été incendiées la veille devant le lycée Charles-Mongrand, un autre lycée de la commune (Actu17). La mairie dit qu’il est d’abord intervenu pour éviter un feu de conteneur que des lycéens allaient provoquer, puis qu’il a accéléré « de façon disproportionnée » ; elle qualifie l’événement de « profondément choquant » et son directeur de cabinet estime que les faits ont été « fermement condamnés par les élus » (ICI, Actu17).

Le chef du service est suspendu à titre conservatoire par courrier du maire le mercredi 7 octobre au soir, et doit être entendu le vendredi 9 octobre lors d’un entretien préalable à une sanction disciplinaire ; la sanction envisagée va, selon le directeur de cabinet cité par Actu17, du blâme à la rétrogradation, les élus penchant plutôt pour une mise à pied de plusieurs jours à plusieurs mois (Actu17, ICI). Marsactu a révélé l’information, selon ICI et Actu17 : son article n’a pas pu être lu. Au 9 octobre au matin, aucune plainte ni enquête judiciaire n’était rapportée dans les sources lues (état du 9 octobre : voir plus bas). Une police municipale est rangée ici parmi les forces de l’ordre.

Suites

Le 9 octobre, selon Marsactu, le parquet d’Aix-en-Provence lui annonce avoir ouvert une enquête sur « des chefs de violences aggravées et mise en danger de la vie d’autrui » ; le maire, contacté, n’a pas souhaité commenter (article lu en partie, accès réservé aux abonnés). Le même jour, selon France 3 Provence-Alpes, la mairie annonce suspendre à titre conservatoire l’agent, accusé d’avoir foncé en voiture sur trois lycéens, et avoir ouvert une enquête administrative avant d’engager une procédure disciplinaire ; la décision de suspension avait été signée par le maire le 7 octobre. Dans un communiqué, la Ville écrit : « Cet acte isolé, étranger aux consignes données par sa hiérarchie, est fermement condamné par la Municipalité » et que ces faits graves vont à l’encontre des missions de la police municipale, « tendant notamment à la prévention et la tranquillité publique, et non à la mise en danger de citoyens, de surcroît mineurs ». Aucune plainte de lycéens, aucune mise en examen ni décision disciplinaire n’est rapportée dans les sources lues (le résultat de l’entretien préalable prévu le 9 octobre n’est pas connu).

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.