Le vendredi 2 octobre 2026, peu après midi, des lycéens manifestent devant le lycée Aristide-Maillol de Perpignan ; du gaz lacrymogène est utilisé ce jour-là (Made in Perpignan). Des enseignants syndicalistes présents repèrent un policier en tenue de maintien de l’ordre qui porte des symboles en vogue dans les milieux d’extrême droite (L’Indépendant, extrait lu via Titres Presse).
La vidéo tournée par Made in Perpignan montre ce policier face à des lycéennes et à des enseignantes. On l’entend répéter « arrête de me toucher, madame », puis répondre à une lycéenne qui se plaint d’avoir été gazée en lui demandant si elle dira la même chose quand des « blédards » ou des « merdes » voudront la violer et qu’on les gazera. Selon le média, il touche une enseignante sans son consentement en lui disant « ça me plaît » ; celle-ci a saisi l’IGPN.
Sur son gilet, aucun numéro d’identification RIO n’est visible. Il porte en revanche l’écusson « Molon Labe » (un casque spartiate et une devise grecque, approprié selon le média par l’ultradroite) et celui des « Gunfighters », un club de motards réservé aux forces de l’ordre.
Suites
Le 5 octobre, la préfecture indique que « le policier a été identifié » et qu’« une enquête administrative pré-disciplinaire a été immédiatement engagée » (Made in Perpignan). L’enseignante a saisi l’IGPN.
Le 7 octobre, le préfet des Pyrénées-Orientales dit sur ICI Roussillon que le comportement de ce policier l’a « beaucoup choqué » et n’est « absolument pas représentatif de l’excellent travail fourni par les 920 policiers de la police nationale des Pyrénées-Orientales », que le policier a été écarté de la voie publique, qu’il est en cours de procédure disciplinaire et qu’il est arrivé à la police de Perpignan trois semaines plus tôt (ICI). franceinfo publie le même jour un reportage où la professeure accepte de témoigner : l’article parle d’un policier « accusé » de propos racistes et sexistes (franceinfo, lu en partie : titre et chapeau).
