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À Perpignan, un policier sans RIO aux écussons dits d'ultradroite filmé tenant des propos racistes près d'un lycée

Le 2 octobre, un policier filmé par Made in Perpignan évoque des « blédards » violeurs face à une lycéenne gazée. Sans RIO, il porte des écussons de l'ultradroite. La préfecture ouvre une enquête.

Date
2 octobre 2026
Lieu
Lycée Aristide-Maillol, Perpignan (66)
Contexte
Blocus de lycée
Suite judiciaire
Enquête en cours

Les violences (2)

  1. Forces de l'ordre → personnesÉtabliSans blessure physique

    Sur la vidéo tournée par Made in Perpignan, un policier répond à une lycéenne qui se plaint du gaz lacrymogène en lui demandant si elle dira la même chose quand des « blédards » ou des « merdes » voudront la violer et qu'on les gazera ; le média lui attribue aussi le mot « racailles ». La préfecture a identifié le policier et engagé une enquête administrative pré-disciplinaire. Gravité : propos seuls, aucun geste physique.

    Humiliation / insultes · Lycéenne

  2. Forces de l'ordre → personnesAlléguéSans blessure physique

    Selon Made in Perpignan, le même policier touche une enseignante sans son consentement près du lycée en lui disant « ça me plaît » ; sur la vidéo, une femme lui répète « arrête de me toucher ». L'enseignante a saisi l'IGPN. Gravité : geste de toucher dénoncé, aucune blessure physique n'étant décrite.

    Autre · Enseignante

Manquements aux règles

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Perpignan, un policier sans RIO aux écussons dits d'ultradroite filmé tenant des propos racistes près d'un lycée

Le vendredi 2 octobre 2026, peu après midi, des lycéens manifestent devant le lycée Aristide-Maillol de Perpignan ; du gaz lacrymogène est utilisé ce jour-là (Made in Perpignan). Des enseignants syndicalistes présents repèrent un policier en tenue de maintien de l’ordre qui porte des symboles en vogue dans les milieux d’extrême droite (L’Indépendant, extrait lu via Titres Presse).

La vidéo tournée par Made in Perpignan montre ce policier face à des lycéennes et à des enseignantes. On l’entend répéter « arrête de me toucher, madame », puis répondre à une lycéenne qui se plaint d’avoir été gazée en lui demandant si elle dira la même chose quand des « blédards » ou des « merdes » voudront la violer et qu’on les gazera. Selon le média, il touche une enseignante sans son consentement en lui disant « ça me plaît » ; celle-ci a saisi l’IGPN.

Sur son gilet, aucun numéro d’identification RIO n’est visible. Il porte en revanche l’écusson « Molon Labe » (un casque spartiate et une devise grecque, approprié selon le média par l’ultradroite) et celui des « Gunfighters », un club de motards réservé aux forces de l’ordre.

Suites

Le 5 octobre, la préfecture indique que « le policier a été identifié » et qu’« une enquête administrative pré-disciplinaire a été immédiatement engagée » (Made in Perpignan). L’enseignante a saisi l’IGPN.

Le 7 octobre, le préfet des Pyrénées-Orientales dit sur ICI Roussillon que le comportement de ce policier l’a « beaucoup choqué » et n’est « absolument pas représentatif de l’excellent travail fourni par les 920 policiers de la police nationale des Pyrénées-Orientales », que le policier a été écarté de la voie publique, qu’il est en cours de procédure disciplinaire et qu’il est arrivé à la police de Perpignan trois semaines plus tôt (ICI). franceinfo publie le même jour un reportage où la professeure accepte de témoigner : l’article parle d’un policier « accusé » de propos racistes et sexistes (franceinfo, lu en partie : titre et chapeau).

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.