Le vendredi 2 octobre 2026 au matin, devant le lycée de la Méditerranée à La Ciotat, pendant une manifestation de lycéens, un professeur tente d’éteindre un début d’incendie au pied d’un arbre. Une vidéo publiée par des témoins le montre : un jeune homme vêtu de noir et masqué s’approche et lui jette de l’essence (France 3, Actu17). Le professeur a raconté à BFMTV avoir « reçu une douche à l’essence », ressenti une brûlure dans l’œil, puis reçu un coup de pied du même agresseur, qui a pris la fuite (Actu17, France 3).
L’enquête vise des violences ayant entraîné une ITT de huit jours ou moins selon le parquet (France 3) : c’est cet élément, et non un constat médical publié, qui fonde la mention de blessure légère. Le professeur dit avoir ressenti une brûlure à l’œil ; il a déposé plainte (franceinfo/AFP). Actu17 écrit le 4 octobre qu’il a été atteint à l’œil, sans attribuer l’information à un constat médical ni à une autorité. Le professeur a aussi dit à BFMTV que « un ou deux élèves » avaient jeté de l’essence près de l’arbre avant que le feu ne prenne (France 3).
Suites
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour violences avec ITT de huit jours ou moins, aggravées de trois circonstances (arme, visage dissimulé, personne chargée d’une mission de service public). Un adolescent a été interpellé le 4 octobre et placé en garde à vue (France 3, franceinfo, Actu17, d’après une information du Parisien confirmée de source proche du dossier). Selon le parquet de Marseille, cité par franceinfo, il est élève du lycée. Actu17, Le JDD (qui cite une source de l’AFP) et franceinfo (titre) écrivent qu’il est soupçonné d’avoir aspergé d’essence puis frappé le professeur ; France 3 écrit qu’il est interpellé « en lien avec les investigations ». Selon franceinfo et France 3, l’enquête vise aussi des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, des outrages et des dégradations sur un véhicule de police, et il est suspecté d’outrage et de dégradation d’un véhicule de police. Au 2026-10-04, aucune mise en examen, aucun défèrement ni aucune décision judiciaire n’étaient rapportés dans les sources lues (suite le 7 octobre : voir plus bas). Il est présumé innocent tant qu’il n’est pas condamné.
Le 7 octobre, le parquet de Marseille annonce que le lycéen soupçonné d’avoir aspergé d’essence et frappé le professeur comparaîtra devant le tribunal pour enfants de Marseille en février ; le parquet a requis son placement sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se présenter au lycée de la Méditerranée et de contacter la victime (franceinfo). Deux autres lycéens, placés en garde à vue pour les incidents de La Ciotat, seront également jugés, notamment pour dégradations, vol d’un bouclier anti-émeute et participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ; les trois mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire (20 Minutes, d’après l’AFP). Le lycéen est présumé innocent jusqu’à la décision du tribunal.
Précisions d’ICI Provence (7 octobre, d’après le parquet de Marseille) : les trois adolescents, de 16 ans, placés en garde à vue le 6 octobre à la division de la criminalité territoriale, sont déférés le 7 octobre au parquet en vue de leur présentation devant un juge des enfants, avec des réquisitions de placement sous contrôle judiciaire ; ils comparaîtront devant le tribunal pour enfants de Marseille en février 2027. Pour le mineur soupçonné d’avoir agressé le professeur, les chefs retenus sont des violences ayant entraîné une ITT inférieure à huit jours sur une personne chargée d’une mission de service public, visage dissimulé ; des violences ayant entraîné une ITT inférieure à huit jours sur personne dépositaire de l’autorité publique, en assénant un coup de poing à un policier lors de la tentative d’interpellation pendant la manifestation, visage dissimulé ; et des dégradations à l’occasion d’une manifestation publique, en brisant une vitre d’un véhicule de police sérigraphié. Pour l’un des deux autres mineurs : dégradations en brisant une vitre d’un véhicule de police et vol d’un bouclier anti-émeute. Pour les trois : participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens lors d’une manifestation sur la voie publique.
