Le jeudi 1er octobre 2026 dans la matinée, devant le lycée Marie-de-Champagne à Troyes, une vidéo est tournée pendant la manifestation lycéenne (Orange Actualités, qui indique se l’être procurée et écrit, « d’après nos informations », qu’elle aurait été filmée par un parent d’élève ; elle est aussi diffusée par Brut). France 3 Grand Est la décrit ainsi : « une voiture de police banalisée rouler à vive allure dans une rue où se trouvent de nombreux jeunes gens. Du gaz lacrymogène est projeté par les policiers à bord à travers les vitres du véhicule, dont le gyrophare et la sirène ont été activés. Les jeunes gens s’écartent au tout dernier moment en criant », puis le véhicule « prend un virage serré pour rejoindre des forces de l’ordre postées plus loin ».
La séquence est largement partagée le vendredi 2 octobre, notamment par des responsables et un député LFI qui la dénoncent (France 3). Dans un communiqué transmis le soir du 2 octobre, la préfecture de l’Aube indique que la « séquence, isolée de son contexte, peut naturellement susciter de l’émotion et de l’incompréhension » mais doit être replacée dans « la situation de fortes tensions qui prévalaient alors ». Elle situe les faits le 1er octobre près du lycée Marie-de-Champagne, avance, en invoquant des jets de projectiles décrits dans l’affaire liée, que gyrophare, sirène et gaz ont été utilisés « pour dégager le véhicule de la zone et ainsi préserver l’intégrité physique des fonctionnaires et des moyens engagés ».
Selon la préfecture, jusqu’à 600 personnes ont été recensées au plus fort du rassemblement, des lycéens de plusieurs établissements et « des personnes extérieures au milieu scolaire » ; six interpellations ont eu lieu le 1er octobre dans le département pour des violences contre des personnes dépositaires de l’autorité publique (France 3). Le même communiqué fait état de deux policiers blessés durant ce rassemblement, dont l’un avec huit jours d’ITT, sans dire où, comment ni par qui, et sans les relier à cette scène ; ce point n’est pas compté comme fait, faute d’acte décrit. Aucune blessure de jeune liée à la scène n’est rapportée dans les articles lus.
Suites
Canal 32 reprend le communiqué de la préfecture, dans lequel le préfet de l’Aube dit rester « particulièrement attentif » aux conditions d’intervention des forces de sécurité intérieure. Aucune plainte, enquête ni saisine de l’IGPN n’est mentionnée dans les articles lus au 2026-10-04 ; franceinfo, qui recense cinq enquêtes confiées à l’IGPN après des blessures de lycéens par LBD ou grenades, ne mentionne pas cette scène.
