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Une policière poursuivie, projetée au sol et frappée par plusieurs individus près de la place Auguste-Métivier, à Paris

Le 1er octobre, une policière est poursuivie, projetée au sol et frappée par plusieurs individus ; « Tuez-la » aurait été crié. Trois mineurs sont convoqués au tribunal pour enfants le 23 février.

Date
1 octobre 2026
Lieu
Paris (75)
Contexte
Blocus de lycée
Suite judiciaire
Procès en cours

La violence

  1. Manifestants → personnesÉtabliBlessure légère

    Une policière est poursuivie, projetée au sol et frappée (au moins deux coups de pied) par plusieurs individus ; la scène est filmée et le parquet de Paris ouvre une enquête pour violences en réunion. « Tuez-la » aurait été crié (BFMTV). Trois adolescents mineurs sont ensuite interpellés ; selon Actu17, l'un est soupçonné d'avoir donné un coup de pied dans le dos de la policière ; selon le parquet de Paris (RTL d'après l'AFP, Actu17), un autre d'avoir donné une « balayette », le geste qui aurait provoqué sa chute, un troisième d'avoir filmé et diffusé la scène. La gravité (blessure légère) vient de la qualification retenue par le parquet de Paris pour les poursuites (violences suivies d'une incapacité n'excédant pas huit jours), non d'un certificat médical publié.

    Coups · Policière

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Le jeudi 1er octobre 2026, près de la place Auguste-Métivier, dans le 20e arrondissement de Paris, une centaine de personnes prennent pour cible les forces de l’ordre mobilisées autour d’un blocus (Le JDD, citant BFMTV). Une policière de la préfecture de police est « poursuivie, projetée au sol et agressée par plusieurs individus », selon le ministre de l’Intérieur cité par franceinfo. D’après Le JDD, qui cite BFMTV, elle a été poursuivie par une dizaine de manifestants, balayée, projetée au sol et frappée, avec au moins deux coups de pied ; des menaces de mort (« Tuez-la ! ») auraient été proférées. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

Orange (6Médias), qui reprend Le Parisien, précise que la scène dure moins de trente secondes, que l’un des individus lui fait un croche-pied avant que plusieurs personnes lui portent des coups alors qu’elle est au sol, et que l’on entend des insultes et « tuez-la ».

Au 4 octobre, les sources lues ne précisaient ni la gravité des blessures ni le nombre exact d’agresseurs identifiés ; la gravité était donc laissée « Inconnue » (état au 14 octobre : voir plus bas).

Suites

Selon Le JDD, la policière a déposé plainte au commissariat du 20e arrondissement. Le parquet de Paris a annoncé le 2 octobre avoir ouvert une enquête pour violences en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique, confiée à la sûreté territoriale (franceinfo, Le JDD) ; le ministre a promis de « retrouver et poursuivre en justice » les auteurs. Orange (6Médias) écrit le 2 octobre, en relayant Le Parisien, que « les auteurs ont depuis été interpellés et font l’objet de poursuites » ; Epoch Times reprend la même formule. Cette affirmation n’est confirmée ni par le parquet de Paris, ni par franceinfo/AFP (02/10), ni par Le JDD, ni par aucune source officielle lue ; l’article du Parisien n’a pas pu être consulté. Elle est donc signalée comme non vérifiée et n’est pas retenue : le nombre et le statut judiciaire d’éventuels interpellés restent inconnus au 2026-10-04. Les éléments suivants, rapportés par la presse d’après des communications du parquet de Paris, renseignent désormais ce point : le premier placement en garde à vue rapporté date du 5 octobre.

Le 5 octobre, des policiers repèrent un adolescent de 15 ans que les images de l’agression avaient fait soupçonner ; il est placé en garde à vue, puis déféré le 7 octobre (Paris Match, d’après le parquet de Paris). Le 9 octobre, le parquet de Paris annonce qu’il est poursuivi pour « violence sur un fonctionnaire de la police nationale suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours, aggravée par au moins deux circonstances, à savoir en réunion et lors du déroulement d’une manifestation sur la voie publique » ; il est soupçonné d’avoir donné un coup de pied dans le dos de la policière (Actu17) et doit comparaître devant le tribunal pour enfants le 23 février 2027 (BFMTV, France 3 d’après l’AFP, Paris Match). Le parquet avait requis son placement sous contrôle judiciaire (interdiction de manifester, obligation de scolarité, interdiction de paraître sur la voie publique de 20 h à 7 h) ; le juge des enfants a préféré « une mesure judiciaire éducative provisoire avec un couvre-feu de 21 h à 6 h », et le parquet a fait appel de ces ordonnances.

Le 14 octobre, le parquet de Paris indique que deux autres adolescents de 16 ans, « inconnus de la justice », interpellés en début de semaine, ont été déférés le 13 octobre « en vue d’une convocation par procès-verbal devant le tribunal pour enfants » du 23 février : l’un est suspecté d’avoir donné une « balayette » à la policière, l’autre d’avoir filmé la scène et de l’avoir diffusée sur les réseaux sociaux (RTL d’après l’AFP, Actu17). Le parquet avait requis leur placement sous contrôle judiciaire (avec en plus l’interdiction de contact avec les co-auteurs) ; le juge des enfants l’a refusé et a ordonné une mesure éducative judiciaire provisoire contre celui suspecté d’avoir filmé, et aucune mesure contre l’autre ; le parquet fait appel de ces ordonnances le 14 octobre. Selon le parquet, cité par Paris Match, les investigations se poursuivent pour identifier et interpeller les autres mis en cause. Les trois adolescents sont présumés innocents.

La mention d’une incapacité « n’excédant pas huit jours » est la qualification retenue par le parquet pour les poursuites, pas un certificat médical. Le lieu diverge selon les sources : Paris Match et Actu17 situent l’agression avenue Gambetta, dans le 20e arrondissement, alors que l’AFP (France 3, BFMTV) écrit que l’adolescent est soupçonné d’avoir participé à l’agression « dans le 11e arrondissement » ; les sources ne permettent pas de trancher, et le point de la carte reste près de la place Auguste-Métivier (Le JDD).

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.