Le mercredi 30 septembre 2026, au Cheylard (Ardèche), à proximité de la cité scolaire, une mobilisation lycéenne « plutôt tranquille » prend brutalement fin après le gazage d’un élève mineur par un militaire de la gendarmerie, selon le Dauphiné Libéré. La scène, filmée, est relayée sur les réseaux sociaux. D’après ICI, on y voit un gendarme utiliser une bombe lacrymogène sur le visage d’un jeune après avoir difficilement enjambé des poutres de bois et une barrière de chantier placées en barricade.
Le Dauphiné Libéré décrit la séquence : le gendarme retire des barrières posées par des lycéens, se précipite vers un mineur qui venait de s’amuser à en remettre une en place, puis le gaze, sans sommation. Le journal rapporte que, pour justifier un éventuel recours à un drone ou à un hélicoptère afin de sécuriser les manifestations lycéennes en Ardèche, la préfecture mentionnait « une barrière projetée par un élève sur un militaire de la gendarmerie nationale qui a dû faire usage de lacrymogène », et souligne des contradictions entre ces propos et la scène filmée (appréciation du journal).
Le 6 octobre, la procureure de la République de Privas, citée par le Dauphiné Libéré et confirmée à ICI, annonce l’ouverture d’une enquête en flagrance du chef de violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, confiée à la brigade de recherches du Teil ; « les investigations sont en cours ». Aucun état de santé du lycéen, aucune plainte de sa famille ni aucune mise en cause nominative ne sont rapportés dans les articles lus au 2026-10-07. Les coordonnées de la fiche sont celles du lycée et collège des Deux Vallées, le lieu exact de la scène n’étant pas précisé par les sources.