Le mardi 29 septembre 2026, un blocus du lycée Jacques-Brel, aux Minguettes à Vénissieux, commence dès 7 h 30 ; des centaines d’élèves se massent avenue d’Oschatz et font face près de quatre heures aux forces de l’ordre (Expressions). Le maire et plusieurs élus sont présents. Selon Expressions, les policiers font usage de gaz lacrymogène et procèdent, d’après plusieurs témoins, à des arrestations musclées ; les pompiers éteignent des départs de feu des deux côtés de l’avenue. Au moins quatre élèves auraient été arrêtés.
Le 30 septembre, des enseignants et personnels, soutenus par les sections CGT, FSU et Sud Éducation, publient un communiqué (repris par Expressions, Rue89 Lyon et Lyon Capitale). Ils dénoncent des « violences policières inacceptables » : selon eux, les premières tensions apparaissent vers 7 h 40 après quelques pétards, la police use rapidement de gaz lacrymogène sur des élèves en grande majorité mineurs, et des élèves sont interpellés violemment sous leurs yeux, notamment pour avoir filmé. « Certain-es d’entre elles et eux font état de séquelles physiques et de passages à l’hôpital après leur arrestation. » Ils ajoutent que le lycée a reçu des projectiles et que des départs d’incendie ont eu lieu aux abords, « certains vraisemblablement déclenchés par les grenades lacrymogènes des forces de l’ordre » selon eux. Ces projectiles et départs de feu, sans auteur ni geste précis dans les sources lues, ne forment pas de fait distinct.
Les personnels reprochent aussi à la direction d’avoir fermé l’établissement à 13 h 29 seulement. Ils demandent l’arrêt des violences policières, la libération des élèves en garde à vue et l’abandon des poursuites, une journée banalisée et une audience au Rectorat, et refusent de reprendre le travail tant que la sécurité des élèves et des personnels ne sera pas assurée. Le lycée est resté fermé le 30 septembre et le 2 octobre.
La préfecture du Rhône ou le parquet de Lyon n’ont pas, dans les articles lus, répondu sur ces faits : le parquet fait état de 138 personnes interpellées dans la juridiction depuis le 29 septembre (France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, 02/10), sans détail sur ce lycée.
Ce qui manque pour confirmer
- Une version de la préfecture du Rhône ou du parquet de Lyon sur les interpellations devant Jacques-Brel (nombre d’élèves, motifs, gardes à vue) : aucune dans les articles lus.
- Une seconde source indépendante pour les violences : Rue89 Lyon, Lyon Capitale et Expressions (30/09) relaient le même communiqué ; seul Expressions (29/09) décrit la scène avec ses propres témoins (lus le 2026-10-05).
- Les séquelles et passages à l’hôpital : pas de constat médical, ni de nombre d’élèves concernés, ni de durée d’arrêt ou d’ITT.
- Une image ou vidéo des interpellations.
- Non lus : Le Progrès, Lyon Mag, actu.fr Lyon, Tribune de Lyon (rien de précis trouvé sur ce lycée).
