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À Nîmes, un cycliste de 21 ans porte plainte contre des policiers postés près du lycée Frédéric-Mistral bloqué

Le 29 septembre, un cycliste qui photographiait un feu de poubelle (affaire liée) dit qu'un policier a renversé son vélo puis l'a frappé au menton. Il porte plainte ; le parquet enquête.

Date
29 septembre 2026
Lieu
Lycée Frédéric-Mistral (abords, avenue Jean-Lasserre), Nîmes (30)
Contexte
Blocus de lycée
Suite judiciaire
Enquête en cours

Les violences (2)

  1. Forces de l'ordre → personnesAlléguéBlessure légère

    Selon le jeune homme (Mediapart, ICI), un policier renverse son vélo d'un coup de pied alors qu'il roule, puis des policiers le repoussent et l'un d'eux lui donne « une sorte de baffe au menton » ; ils refusent de donner leur RIO. La procureure de Nîmes (InfOccitanie) affirme qu'il « est venu au contact des policiers placés en observation et sécurisation » et qu'il a été « repoussé ainsi que le vélo » avec lequel il se déplaçait « intentionnellement au milieu du dispositif d'ordre en dépit des demandes de s'éloigner ». Gravité : celle du geste décrit (coup au menton selon le jeune homme, jeune homme repoussé selon la procureure), aucune blessure n'étant rapportée.

    Coups · Jeune homme de 21 ans, cycliste, non manifestant

  2. Forces de l'ordre → biensAlléguéDégâts mineurs

    Selon le jeune homme, le vélo en libre-service qu'il utilisait est abîmé par le coup de pied ; sur la vidéo, un policier lui répond : « Tu dégrades ton vélo et tu dis que c'est nous. »

    Véhicule · Vélo en libre-service endommagé (selon le jeune homme)

Manquements aux règles

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Image de la scène : À Nîmes, un cycliste de 21 ans porte plainte contre des policiers postés près du lycée Frédéric-Mistral bloqué

Le mardi 29 septembre 2026, à Nîmes, un jeune homme de 21 ans circule à vélo en libre-service sur l’avenue Jean-Lasserre, devant le lycée Frédéric-Mistral, où un blocage se termine. Il ne participe pas au mouvement. Selon son récit à Mediapart et à ICI Gard, il veut photographier un feu de poubelle (voir l’affaire liée) quand un policier s’approche et donne « un énorme coup de pied » dans son vélo, qui tombe.

Il parvient à filmer environ cinq minutes de la scène (Mediapart). Dans l’extrait diffusé, un policier lui ordonne de poser son téléphone ; le jeune homme dit : « Il a mis un chassé dans mon vélo, j’étais en train de rouler » ; un policier répond : « Tu dégrades ton vélo et tu dis que c’est nous », puis : « Prends ton vélo et va-t’en. » Le jeune homme affirme ensuite avoir été repoussé et frappé au menton, et que les policiers ont refusé de donner leur numéro d’identification (RIO).

Il a déposé plainte le jour même au commissariat de Nîmes pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique ; la direction générale de la police nationale a dit à Mediapart que « le parquet a été avisé et une enquête a été diligentée » (InfOccitanie, 03/10). Après la publication de l’article de Mediapart, la procureure de Nîmes a réagi (InfOccitanie) : selon elle, le jeune homme est « venu au contact des policiers placés en observation et sécurisation » et « a été repoussé ainsi que le vélo de la ville avec lequel il se déplaçait intentionnellement au milieu du dispositif d’ordre en dépit des demandes de s’éloigner ». Elle indique ainsi qu’il a été repoussé ; elle ne se prononce pas, dans les citations lues, sur le coup au menton ni sur le coup de pied dans le vélo. Selon InfOccitanie, qui décrit la vidéo, un policier lui répond « J’en ai pas » quand il demande son numéro d’identification, et lui ordonne à plusieurs reprises de poser son téléphone et d’arrêter de filmer. Le syndicat Alliance Police, par sa secrétaire départementale, affirme qu’il se trouvait « au milieu d’un dispositif policier alors que la situation était très tendue avec les lycéens », qu’il « n’avait rien à faire là et gênait les forces de l’ordre » (ICI Gard, 04/10) ; elle juge inapproprié, dans ce contexte, de filmer les policiers et de demander leur numéro d’identification. Il dit depuis avoir du mal à dormir.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.