Le mardi 29 septembre 2026, à Nîmes, un jeune homme de 21 ans circule à vélo en libre-service sur l’avenue Jean-Lasserre, devant le lycée Frédéric-Mistral, où un blocage se termine. Il ne participe pas au mouvement. Selon son récit à Mediapart et à ICI Gard, il veut photographier un feu de poubelle (voir l’affaire liée) quand un policier s’approche et donne « un énorme coup de pied » dans son vélo, qui tombe.
Il parvient à filmer environ cinq minutes de la scène (Mediapart). Dans l’extrait diffusé, un policier lui ordonne de poser son téléphone ; le jeune homme dit : « Il a mis un chassé dans mon vélo, j’étais en train de rouler » ; un policier répond : « Tu dégrades ton vélo et tu dis que c’est nous », puis : « Prends ton vélo et va-t’en. » Le jeune homme affirme ensuite avoir été repoussé et frappé au menton, et que les policiers ont refusé de donner leur numéro d’identification (RIO).
Il a déposé plainte le jour même au commissariat de Nîmes pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique ; la direction générale de la police nationale a dit à Mediapart que « le parquet a été avisé et une enquête a été diligentée » (InfOccitanie, 03/10). Après la publication de l’article de Mediapart, la procureure de Nîmes a réagi (InfOccitanie) : selon elle, le jeune homme est « venu au contact des policiers placés en observation et sécurisation » et « a été repoussé ainsi que le vélo de la ville avec lequel il se déplaçait intentionnellement au milieu du dispositif d’ordre en dépit des demandes de s’éloigner ». Elle indique ainsi qu’il a été repoussé ; elle ne se prononce pas, dans les citations lues, sur le coup au menton ni sur le coup de pied dans le vélo. Selon InfOccitanie, qui décrit la vidéo, un policier lui répond « J’en ai pas » quand il demande son numéro d’identification, et lui ordonne à plusieurs reprises de poser son téléphone et d’arrêter de filmer. Le syndicat Alliance Police, par sa secrétaire départementale, affirme qu’il se trouvait « au milieu d’un dispositif policier alors que la situation était très tendue avec les lycéens », qu’il « n’avait rien à faire là et gênait les forces de l’ordre » (ICI Gard, 04/10) ; elle juge inapproprié, dans ce contexte, de filmer les policiers et de demander leur numéro d’identification. Il dit depuis avoir du mal à dormir.
