Le mardi 29 septembre 2026, des élèves du lycée Jean-Monnet, à Montpellier, bloquent les deux entrées de leur établissement vers 6h30, avec quelques poubelles comme barrage (France 3). Un membre de l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM, groupe d’observateurs lié à la Ligue des droits de l’Homme), présent sur place, situe le début du blocage vers 7h30 (Le Poing). Vers 7h45, une délégation d’élèves est reçue par la direction, et le blocage se poursuit (France 3 ; Le Poing).
Vers 7h30, des équipes de la police nationale arrivent « pour faire cesser les troubles et débloquer les accès », selon France 3. Un témoin présent y décrit des policiers qui descendent de leurs véhicules et foncent sur les jeunes sans sommation, en bousculant plusieurs, certains poussés au sol ou retenus par leur sac. L’observateur de l’OLM raconte lui aussi que des équipes de la CDI sont arrivées, ont bousculé des élèves et ont fait usage d’une gazeuse à main sur des lycéens. France 3 situe vers 8h l’arrivée d’une dizaine d’agents de la CDI, qui auraient délogé avec la force et des jets de gaz les lycéens assis sur le passage piéton, « très près des visages et sans prévenir ». Vers 8h30, selon France 3, les accès sont libres et la police municipale prend le relais.
La direction de la police nationale de l’Hérault, citée par France 3 et ToutMontpellier, dément toute violence : ses services seraient intervenus pour éviter des blocages à l’aide de mobilier urbain, après l’incendie qui avait détruit la loge du gardien du lycée Mermoz. Elle affirme aussi que les agents portaient leur RIO. Aucune des sources lues ne décrit de blessure à Jean-Monnet.
France 3 et ToutMontpellier mentionnent en outre une vidéo relayée par une députée de l’Hérault, qui montrerait un jeune traîné au sol par un policier qui le tient par son sac à dos ; cette vidéo n’a pas été vue ici et le geste n’est pas retenu comme fait.
Suites
Aucune plainte ni enquête n’est rapportée dans les sources lues au 2026-10-05.
