← Toutes les affaires

Forces de l'ordre → personnesForces de l'ordre → manquements

À Montpellier, lycéens bousculés et gazés à la gazeuse à main devant le lycée Jean-Monnet lors d'un blocus (police : aucune violence)

Le 29 septembre, devant Jean-Monnet, des témoins et un observateur de l'OLM dénoncent une charge et des gaz au visage ; la police nationale de l'Hérault dément toute violence.

Date
29 septembre 2026
Lieu
Lycée Jean-Monnet, Montpellier (34)
Contexte
Blocus de lycée
Suite judiciaire
Inconnue

Les violences (2)

  1. Forces de l'ordre → personnesContestéBlessure légère

    Vers 7h30, des équipes de la police nationale arrivées pour débloquer les accès auraient chargé le groupe de lycéens installé devant l'entrée et en auraient bousculé plusieurs, certains poussés au sol ou retenus par leur sac à dos (témoin cité par France 3 ; témoin cité par ToutMontpellier ; observateur de l'Observatoire des libertés de Montpellier cité par Le Poing : « ont bousculé des élèves »). La direction de la police nationale de l'Hérault dément toute violence et dit être intervenue pour éviter le blocage des accès. Gravité : celle du geste décrit par les témoins (lycéens bousculés, certains poussés au sol), aucune blessure n'étant décrite dans les sources lues.

    Autre · Lycéens

  2. Forces de l'ordre → personnesContestéBlessure légère

    Vers 8h, une unité de la compagnie départementale d'intervention (une dizaine d'agents) aurait fait usage d'une gazeuse à main, « très près des visages et sans prévenir », pour déloger des lycéens assis sur le passage piéton devant l'établissement (témoin cité par France 3 ; observateur de l'OLM cité par Le Poing, qui parle d'une gazeuse à main). Une photo publiée par Le Poing montre un policier tenant un aérosol dirigé vers un groupe de jeunes. La police nationale dément toute violence. Gravité : celle du geste décrit par les témoins (gazeuse à main utilisée très près des visages), aucune blessure n'étant décrite dans les sources lues.

    Gaz / matraquage · Lycéens

Manquements aux règles

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

Partager sur X

Image de la scène : À Montpellier, lycéens bousculés et gazés à la gazeuse à main devant le lycée Jean-Monnet lors d'un blocus (police : aucune violence)

Le mardi 29 septembre 2026, des élèves du lycée Jean-Monnet, à Montpellier, bloquent les deux entrées de leur établissement vers 6h30, avec quelques poubelles comme barrage (France 3). Un membre de l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM, groupe d’observateurs lié à la Ligue des droits de l’Homme), présent sur place, situe le début du blocage vers 7h30 (Le Poing). Vers 7h45, une délégation d’élèves est reçue par la direction, et le blocage se poursuit (France 3 ; Le Poing).

Vers 7h30, des équipes de la police nationale arrivent « pour faire cesser les troubles et débloquer les accès », selon France 3. Un témoin présent y décrit des policiers qui descendent de leurs véhicules et foncent sur les jeunes sans sommation, en bousculant plusieurs, certains poussés au sol ou retenus par leur sac. L’observateur de l’OLM raconte lui aussi que des équipes de la CDI sont arrivées, ont bousculé des élèves et ont fait usage d’une gazeuse à main sur des lycéens. France 3 situe vers 8h l’arrivée d’une dizaine d’agents de la CDI, qui auraient délogé avec la force et des jets de gaz les lycéens assis sur le passage piéton, « très près des visages et sans prévenir ». Vers 8h30, selon France 3, les accès sont libres et la police municipale prend le relais.

La direction de la police nationale de l’Hérault, citée par France 3 et ToutMontpellier, dément toute violence : ses services seraient intervenus pour éviter des blocages à l’aide de mobilier urbain, après l’incendie qui avait détruit la loge du gardien du lycée Mermoz. Elle affirme aussi que les agents portaient leur RIO. Aucune des sources lues ne décrit de blessure à Jean-Monnet.

France 3 et ToutMontpellier mentionnent en outre une vidéo relayée par une députée de l’Hérault, qui montrerait un jeune traîné au sol par un policier qui le tient par son sac à dos ; cette vidéo n’a pas été vue ici et le geste n’est pas retenu comme fait.

Suites

Aucune plainte ni enquête n’est rapportée dans les sources lues au 2026-10-05.

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.