Le mardi 29 septembre 2026, lors du blocus du lycée Leclerc-Navarre à Alençon, une scène filmée par le journal local L’Orne Hebdo devient virale : une lycéenne est maîtrisée au niveau du cou par un policier selon ICI Orne ; France 3 Normandie, dans son chapô, parle d’un gendarme, mais le corps de son article et ICI parlent d’un policier.
Version de la lycéenne, recueillie par franceinfo : elle n’était pas venue manifester mais regarder ; les forces de l’ordre étaient intervenus pour permettre aux pompiers d’éteindre un feu. Poussée violemment, elle dit être tombée les mains sur le torse d’un policier, qui l’a alors saisie par le cou, plaquée contre un grillage puis au sol à plusieurs reprises (ce qu’elle seule rapporte : la vidéo montre la prise au cou). Elle dit avoir eu du mal à respirer et, tout en n’ayant « pas vraiment de blessures », des douleurs au cou, des courbatures et mal à la mâchoire. Aucun constat médical ni ITT n’est rapporté : la gravité retenue (« Blessure légère ») suit ce qu’elle décrit elle-même. Elle a été menottée et placée en garde à vue.
Le même jour, ICI a rapporté d’autres faits devant le même lycée (tirs de mortiers, un gendarme et un policier légèrement blessés) : voir la fiche dédiée. Cet article ne dit pas que ces faits précèdent ou suivent la scène du cou, et la préfecture de l’Orne n’en détaille pas la nature dans la citation d’ICI du 30 septembre.
Version des autorités : selon la préfecture de l’Orne, citée par ICI, l’intervention a été « proportionnée » et a respecté le cadre réglementaire, les policiers ayant été la cible d’une « agression d’une rare violence ». Le délégué départemental d’un syndicat de policiers rappelle que la prise avec clé de bras est une technique légale. La fédération de parents d’élèves de l’Orne dénonce une réponse disproportionnée.
Amnesty International France (02/10) décrit une vidéo filmée par une journaliste de L’Orne Hebdo, où la lycéenne crie à deux reprises « Vous me faites mal ! », et rappelle qu’en droit international les techniques d’étranglement en maintien de l’ordre sont interdites (position de l’organisation, qui n’est pas une qualification judiciaire de cette scène). Dans son témoignage du 2 octobre, la lycéenne déclare que l’affaire la concernant « a été classée sans suite » ; ce point, qui porte sur la procédure à son encontre et non sur l’intervention du policier, n’est confirmé par aucun parquet dans les sources lues.
Suites
Aucune plainte ni enquête sur l’intervention du policier n’est mentionnée dans les articles lus (ICI 30/09, France 3 Normandie 02/10, Amnesty France 02/10), relus le 2026-10-04.
