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Saint-Denis : un lycéen de 16 ans dénonce un coup de poing au foie à son interpellation et une gifle au commissariat

Signalement non confirmé. Les faits ci-dessous sont rapportés tels que leurs sources les présentent, sans confirmation suffisante à ce jour : ils sont comptés à part dans les chiffres du site. Ce qui manque est listé en fin de fiche.

Le 27 septembre, six avocats dénoncent des violences sur des lycéens interpellés après des blocus ; l'un, 16 ans, dit avoir reçu un coup au foie puis une gifle au commissariat de Saint-Denis.

Date
27 septembre 2026
Lieu
Saint-Denis (93)
Contexte
Garde à vue
Suite judiciaire
Plainte déposée

La violence

  1. Forces de l'ordre → personnesAlléguéBlessure légère

    Selon le même communiqué, un lycéen de 16 ans raconte avoir reçu « un coup de poing au niveau du foie » au moment de son interpellation, puis « une gifle » au commissariat de Saint-Denis. Gravité : celle du geste décrit (coup de poing, gifle), aucune blessure n'étant décrite.

    Coups, Violence en garde à vue · Lycéen de 16 ans

Établi : reconnu par un magistrat, une vidéo authentifiée par un média ou un constat médical. Allégué : dénoncé, ni confirmé ni démenti. Contesté : dénoncé, puis démenti par une autorité.

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Le dimanche 27 septembre 2026, six avocats publient un communiqué sur X pour dénoncer des « violences policières d’une particulière gravité » sur des lycéens de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, interpellés dans le cadre de blocus depuis le jeudi 24 septembre (franceinfo, BFMTV). Ils disent avoir assisté ces lycéens en garde à vue. Les lycéens, selon eux, dénoncent des violences « tant au moment de l’interpellation qu’au sein du commissariat ».

Le fait de cette fiche est le récit d’un lycéen de 16 ans, qui dit avoir reçu un coup de poing au niveau du foie lors de son arrestation, puis une gifle au commissariat de Saint-Denis (BFMTV).

Le communiqué décrit aussi le cas d’un lycéen de 15 ans, arrivé au commissariat le visage en sang, qui dit que des policiers lui ont écrasé le visage au sol alors qu’il était déjà blessé, puis qu’il a reçu plusieurs gifles dans le commissariat. Un médecin ne l’a examiné que six heures après le début de sa garde à vue. Selon BFMTV, qui cite le communiqué, la garde à vue a été classée sans suite et il a été hospitalisé d’urgence à sa sortie avec une suspicion de fracture du crâne. Les sources primaires lues ne situent pas ce commissariat : ce cas n’est donc pas compté comme un fait de cette fiche (seules des reprises le placent à Saint-Denis).

Le communiqué cite aussi un troisième lycéen qui affirme avoir été frappé dans sa cellule, avec des propos de policiers rapportés (« Ferme ta gueule », « Plus il parle, plus j’ai envie de le frapper »), ainsi que des téléphones jetés ou cassés à l’interpellation et des menaces d’un policier à un autre jeune. Ces éléments ne sont pas non plus situés à Saint-Denis par les sources lues.

Les avocats annoncent avoir déposé plainte, saisi l’IGPN et le procureur de la République « afin que les responsabilités soient établies ». Ils concluent que ces pratiques participent d’une « mécanique construite pour terroriser cette jeunesse des quartiers populaires ». Aucune réaction de la préfecture de police ou du parquet n’apparaît dans les articles lus.

La date des faits n’est pas donnée : seule celle du communiqué (27 septembre) l’est, et celle de la fiche est donc la date de cette dénonciation. Le communiqué ne nomme pas le lycée de ces adolescents. Une autre fiche du site décrit l’intervention du 25 septembre devant le lycée Paul-Éluard, avec des témoignages recueillis par une autre avocate : aucune source lue ne relie ces deux lycéens à cette intervention.

Le 9 octobre, franceinfo (France Télévisions) rapporte que plusieurs avocats d’adolescents placés en garde à vue « continuent de dénoncer » des violences physiques, des insultes et des « tentatives d’humiliation » dans les commissariats. Un collectif d’avocats, le Collectif d’action judiciaire (CAJ), avait écrit le 30 septembre, dans un communiqué posté sur Instagram, qu’un mineur gardé à vue « raconte avoir été tabassé dans sa cellule durant la nuit au motif qu’il a exercé son droit à garder le silence » ; ce communiqué annonçait l’intention de porter plainte et de saisir la police des polices, « visant particulièrement le commissariat de Saint-Denis ». L’une des avocates du collectif confirme à franceinfo, le jeudi 8 octobre, qu’« une plainte est en cours de rédaction » et dit que « les lycéens décrivent une insulte, une gifle, un maintien de la tête au sol, des étranglements » ; le 10 octobre, franceinfo écrit qu’elle « a l’intention de déposer des plaintes pour certains faits » (franceinfo, 09/10 et 10/10). Ces articles ne disent pas que ce collectif est l’auteur du communiqué du 27 septembre décrit plus haut, ni que la plainte annoncée alors a été déposée.

Ce qui manque pour confirmer

Sources

Forces de l'ordreManifestantsLes deuxPersonnesBiens seulement

Fiche mise à jour le 19 octobre 2026.